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Nucléaire iranien : les chances d’un accord définitif s’amenuisent

John Kerry, Catherine Ashton et Mohammad Javad Zarif à Vienne pour la dernière ligne droite des négociations sur le nucléaire iranien, le 22 novembre 2014.
John Kerry, Catherine Ashton et Mohammad Javad Zarif à Vienne pour la dernière ligne droite des négociations sur le nucléaire iranien, le 22 novembre 2014. Joe Klamar, Pool, AFP

À 24 heures de la date butoir, les négociations sur le nucléaire iranien semblent dans l'impasse. Dimanche matin, l'Iran a déclaré qu'il serait impossible de trouver un "accord global" d"'ici à lundi mais envisage de prolonger les négociations.

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En cas d'échec des pourparlers, l'Iran envisage de prolonger les négociations nucléaires pendant six à douze mois, aux conditions précises de l'accord intérimaire de Genève de novembre 2013.

 
"Il faut absolument éviter un climat de confrontation avec une escalade de part et d'autres", a assuré une source iranienne. "Nous préférons bien sûr une entente politique générale mais si nous n'y arrivons pas (...) une prolongation de l'accord de Genève sera le moindre mal".
 
L'accord intérimaire de Genève prévoit le gel des activités nucléaires de l'Iran contre une levée partielle des sanctions internationales. Entré en application en janvier 2014, il a déjà été prolongé de quatre mois pour permettre à l'Iran et aux grandes puissances de parvenir à un accord global d'ici au 24 novembre.
 
Avec AFP

 

À quelques dizaines d’heures de la date butoir fixée pour les négociations sur le nucléaire iranien, les chances de parvenir à un accord complet et définitif semblent de plus en plus minces entre l'Iran et les grandes puissances, qui reconnaissent samedi 22 novembre à Vienne être loin de l'objectif final.

Dans cette crise qui empoisonne la communauté internationale depuis plus d'une décennie, Américains, Européens et Iraniens s'accordent tous à reconnaître que des "divergences importantes" subsistent pour parvenir à une solution historique le 24 novembre au soir.

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a reconnu qu'il restait "de grosses divergences, (...) de graves divergences" avec l'Iran, tout en assurant que tout le monde "travaillait dur" pour aboutir. Et pour la première fois, un responsable du département d'État a admis que Washington envisageait d'autres "options" qu'un accord complet lundi soir.

Une source proche de la délégation iranienne a aussi admis que "le fossé restait encore important", réclamant "maintenant une décision politique" de tous les gouvernements impliqués.

Dans le meilleur des cas il y aura un accord "politique"

D’après un diplomate occidental avec qui s’est entretenu samedi après-midi Antoine Mariotti, l’envoyé spécial de France 24 à Vienne, "il serait physiquement impossible d’obtenir un accord global d’ici lundi", c'est-à-dire un accord politique entre ministres avec des objectifs chiffrés et des détails.

Selon l’envoyé spécial de France 24 qui suit les négociations depuis vendredi, le plus "improbable des scénarios serait d’avoir un accord". "Dans le meilleur des cas il y aurait un accord uniquement politique, mais il faudrait au moins deux mois de négociations pour tous les détails techniques" ajoute-t-il.

Le dernier scénario qui est celui d’un échec complet des négociations reste le moins probable car il conduirait à une "situation dangereuse", selon un diplomate européen rencontré par l’envoyé spécial de France 24.

Vers un nouveau report de la date limite pour négocier

Le groupe "5+1" (Chine, États-Unis, France, Russie, Royaume-Uni et Allemagne) exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'exclure tout débouché militaire. Téhéran, qui soutient que son programme nucléaire est strictement pacifique, demande un droit à une filière nucléaire civile complète et souhaite la levée des sanctions économiques qui l'asphyxient.

>> À voir sur France 24 : au cœur de la centrale nucléaire de Téhéran

Les tractations, qui s'emballent depuis vendredi se font principalement entre les deux acteurs clés, John Kerry et Mohammad Javad Zarif. Les deux ministres américain et iranien, qui affichent une bonne entente, ont eu quatre longs face-à-face depuis jeudi soir, sous l'égide de la négociatrice européenne Catherine Ashton.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a aussi multiplié les appels téléphoniques à ses homologues des pays arabes, de la Turquie et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui se méfie d'un accord international avec l’Iran.

Outre un possible accord général politique qui serait suivi de discussions sur les détails techniques, des experts envisagent aussi un simple règlement provisoire. Ce qui signifierait un nouveau report de la date limite pour négocier.

Avec AFP

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