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Nucléaire iranien : pas d’accord en vue à quelques heures de la date butoir

Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sont deux acteurs majeurs des négociations à l'AIEA.
Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sont deux acteurs majeurs des négociations à l'AIEA. Ronald Zak, AFP

Les grandes puissances et l'Iran se retrouvent lundi à Vienne pour les dernières heures d'une négociation sur le dossier du nucléaire iranien. À défaut d'accord historique, les discussions pourraient déboucher sur une prolongation des tractations.

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Les 5+1 (France, États-Unis, Grande-Bretagne, Chine, Russie, Allemagne) réunis avec les responsables iraniens à l’Agence internationale de l’énergie atonomique (AIEA), à Vienne, ne disposent plus que de quelques heures pour trouver une solution à des discussions engagées depuis novembre 2013. Un accord que l’agence onusienne tente d’obtenir pour vérifier la nature "exclusivement pacifique" du programme nucléaire iranien avant lundi minuit.

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Pour l'heure, six jours de tractations ininterrompues n'ont pas permis de réduire les écarts de position sur l'enrichissement d'uranium et les sanctions infligées à Téhéran, les deux clés d'un accord qui mettrait fin à douze ans de controverse entre l'Iran et les grandes puissances.

Des sources diplomatiques iraniennes évoquent une prolongation de six à douze mois des négociations. Le compromis maintenant envisagé consisterait, faute d’un accord définitif, de parvenir à un "accord-cadre" pour poursuivre les négociations, une solution que Barack Obama a envisagé hier dans une interview à la chaîne américaine ABC.

"La meilleure chance que nous ayons jamais eue"

Si l’absence d’accord se confirme, la résultat contrasterait avec les annonces faites en fin de semaine dernière par les différents diplomates.

Samedi, le gouvernement iranien avait annoncé être prêt à laisser l'AIEA accéder à la base de Marivan, un site suspecté d'avoir abrité des essais d'explosifs, selon un responsable du programme nucléaire iranien.

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Avant le début des pourparlers, John Kerry estimait que ces discussions étaient "la meilleure chance que nous ayons jamais eue de résoudre ce problème pacifiquement". Le négociateur iranien Abbas Araghchi a évoqué "un scénario dangereux pour le monde entier" en cas d'échec. Un accord entre l’Iran et les États-Unis mettrait fin à 35 ans de relations conflictuelles entre les deux pays.

"Nous faisons le maximum pour avoir un accord, mais il faut que ce soit un accord positif et qui permette de travailler pour la paix", a souligné dimanche soir le ministre français Laurent Fabius, de retour à Vienne pour la dernière ligne droite de tractations frénétiques depuis une semaine.

Un accord nécessaire pour Obama et Rohani

L'absence d'accord avec l'Iran serait un aveu d'impuissance pour Barack Obama, ferveur défenseur des tractations. Opposés à des élus américains favorables à de nouvelles sanctions contre Téhéran, le président, à partir de janvier, n'aura plus la majorité au Congrès. Ce qui risque d'entraver sa marge de manœuvre dans les négociations.

Un semi-échec à Vienne fragiliserait aussi le président iranien modéré Hassan Rohani, qui joue une grande partie de sa crédibilité sur le succès de cette ouverture vers les grandes puissances.

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Toutes les parties ont cependant affiché leur volonté de parvenir à un accord qui changerait l’état des relations au Moyen-Orient. L’Iran y est pour les Américains, comme les Européens, un allié essentiel dans la lutte contre l’organisation de l’État islamique en Irak et en Syrie.

La communauté internationale exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'exclure tout débouché militaire. Téhéran, qui soutient que son programme nucléaire est strictement pacifique, revendique son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée des sanctions économiques qui l'asphyxient.

Avec AFP et Reuters

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