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Le prince saoudien Al-Walid va-t-il racheter l’Olympique de Marseille ?

Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal.
Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal. Khalil Mazraawi, AFP

Dans la foulée d’une semaine chargée sur le plan judiciaire, le dossier de la vente de l’Olympique de Marseille ressurgit depuis lundi. Avec, selon le quotidien L'Équipe, le prince saoudien Al-Walid Ben Talal dans le rôle du sauveur.

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Si depuis le début de la saison, l’Olympique de Marseille rivalise avec le Paris Saint-Germain sur le plan sportif, le déséquilibre entre les deux clubs est toujours aussi important sur le fond. Depuis le rachat du PSG par QSI, en 2011, les comptes du club de la capitale sont passés dans une autre dimension. Le dernier budget prévisionnel du PSG, évalué à hauteur de 490 millions d’euros, est plus de trois fois supérieur à celui de l’OM, qui plafonne à 125 millions d’euros.

Un déséquilibre qui pourrait toutefois être rapidement balayé, rapporte le quotidien "L’Équipe" dans son édition de lundi. Le journal sportif affirme qu’en coulisses, le prince saoudien Al-Walid Ben Talal, 35e fortune mondiale, aurait accéléré les choses pour monter un dossier d’acquisition du club. Une opération qui lui permettrait alors de concurrencer le Qatar sur un terrain hautement médiatique.

La rumeur, si elle semble gagner en consistance, traîne depuis quelques mois sur la Canebière. Au printemps dernier, plusieurs membres de la garde rapprochée du prince avaient été aperçus à Marseille, rapporte "L’Équipe".

Le quotidien rappelle également que le dossier de la vente de l’OM avait également été au cœur des Municipales 2014, au cours desquelles le candidat socialiste Patrick Menucci avait évoqué l’existence "d’un acheteur potentiel en Arabie saoudite".

Pas de vente à tout prix

Si aucune offre n’a pour le moment filtré côté saoudien, rien n’indique non plus que l’actuelle propriétaire Margarita Louis-Dreyfus acceptera de vendre le club. Sur le site Internet du club, en mars dernier, elle avait tout simplement rejeté cette perspective, du moins à court terme. "Aujourd’hui, il n’existe aucun candidat crédible capable de s’engager à la hauteur de nos concurrents", avait-elle expliqué.

Depuis, comme le note judicieusement le quotidien "L’Équipe", elle a de nouveau été contrainte de passer à la caisse pour éponger le déficit du club. Et il est de notoriété publique que son amour pour le club n’est en rien comparable à celui que son mari Robert Louis-Dreyfus portait à l’institution.

Margarita Louis-Dreyfus pourrait donc voir en cette piste saoudienne un concurrent crédible au rachat. D’autant que le prince Al-Walid Ben Talal, dont le fils avait été hospitalisé et sauvé de la paralysie par les équipes de l’hôpital de la Timone à Marseille en 1993, n’a jamais caché son amour pour la région. Et il ne devrait avoir aucun mal à trouver les quelque 100 à 150 millions d’euros nécessaires pour boucler l’affaire, s’il décide de vraiment passer à l’offensive.
 

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