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ÉTATS-UNIS

Affaire Michael Brown : "la conscience tranquille" du policier Darren Wilson

Des policiers dans les rues de Ferguson, le 25 novembre 2014.
Des policiers dans les rues de Ferguson, le 25 novembre 2014. Scott Olson, AFP
4 mn

Au lendemain du non-lieu dans l'affaire Michael Brown, le policier qui a abattu le jeune noir a expliqué dans une interview qu'il n'aurait pas agi différemment face à un Blanc. La ville de Ferguson, quant à elle, a de nouveau connu une nuit agitée.

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Pour la première fois depuis la mort de Michael Brown, le 9 août, et au lendemain d'un non-lieu prononcé à son encontre, le policier qui a abattu ce jeune noir dans une rue de Ferguson, Darren Wilson, a livré sa version des faits à la télévision. Dans un entretien accordé à la chaîne ABC, dont quelques extraits ont été diffusés mardi 25 novembre, l'officier a affirmé avoir "la conscience tranquille" et avoir suivi les règles.

Le policier, âgé de 28 ans, a également expliqué qu’il avait craint pour sa vie, croyant que Michael Brown cherchait à lui dérober son arme pour lui tirer dessus : "Il a foncé sur moi, il allait me tuer". Il a ajouté que le jeune homme l’avait frappé deux fois au visage alors qu’il se trouvait dans sa voiture de patrouille.

La décision d'un jury populaire de ne pas poursuivre Darren Wilson a entraîné de nombreuses manifestations à travers les États-Unis. La petite ville de Ferguson a connu une seconde nuit agitée, même si aucune violence n’est à déplorer en raison notamment d’un important dispositif de sécurité.

Des manifestants se sont rassemblés près du commissariat de police face à une cinquantaine de policiers anti-émeute en scandant "Pas de justice, pas de paix !". "Je suis ici dehors pour soutenir Michael Brown et sa famille et pour voir la justice être rendue", a également expliqué à l’AFP Michael Jackson un habitant des environs de Ferguson.

L'interview de Darren Wilson (en anglais)

"Ce sont des actes criminels"

En revanche, 183 personnes ont été arrêtées à Los Angeles, dont 167 pour désordre sur la voie publique, dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé, lors d'une conférence de presse, le chef de la police locale Charlie Beck. À Oakland, dans la banlieue de San Francisco, des pillages et des affrontements avec la police ont eu lieu, entraînant "plusieurs arrestations" selon la police de la ville.

Le président américain Barack Obama a, pour sa part, condamné les violences de la veille. "Brûler des batiments, mettre le feu à des voitures, détruire des biens, mettre des gens en danger : il n’y a aucune excuse pour cela, ce sont des actes criminels", a-t-il déclaré lors d’un discours à Chicago.

"Il existe des moyens constructifs d’exprimer ses frustrations", a-t-il ajouté tout en reconnaissant que les lois ne sont "pas toujours appliquées de la même manière et de façon équitable".

Ce dénouement judiciaire a ainsi relancé le débat sur les tensions raciales aux États-Unis et les relations difficiles entre la police et la communauté afro-américaine. Les réactions sont toutefois plus modérées que lors des émeutes de 1992 à Los Angeles, déclenchées par l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac l’automobiliste noir Rodney King.

Avec AFP et Reuters

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