FOOTBALL

Prix Puskás : la footballeuse Stephanie Roche parmi les trois finalistes

Stephanie Roche, dans les vestiaires de son club d'Albi
Stephanie Roche, dans les vestiaires de son club d'Albi AFP-REMY GABALDA

Parmi les trois finalistes du prix Puskás, qui récompensera le plus beau but de l'année le 12 janvier, se trouve l'Irlandaise Stephanie Roche. Parviendra-t-elle à succéder à Zlatan Ibrahimovic au palmarès ?

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Les buts du Colombien James Rodriguez, du Néerlandais Robin Van Persie et celui de l'Irlandaise Stephanie Roche sont les trois derniers en lice pour le prix Puskás du plus beau but de l'année. Les noms des trois finalistes ont été annoncés le 1er décembre par la Fifa, qui a également dévoilé les noms des trois candidats au Ballon d'Or 2014.

Le geste de Stephanie Roche, seule femme nominée pour le célèbre prix du plus beau but de l’année, a déjà fait le tour du monde. Le 20 octobre 2013, l'attaquante internationale irlandaise (35 sélections) et son équipe de Peamount United, en banlieue de Dublin, affrontent les Wexford Youths en championnat féminin d'Irlande. À des années-lumière des stades de Liga, de Ligue 1 ou de la Coupe du monde.

Son but n'a pourtant rien à envier à celui des stars masculines. Bien au contraire. Sans que le ballon ne touche terre, cette attaquante à la chevelure blonde enchaîne contrôle du pied droit, aile de pigeon du gauche pour lober son adversaire et reprise de volée dans la lucarne.

LE BUT DE STEPHANIE ROCHE

"C'est allé si vite, je pense que ce n'était que de l'instinct", raconte-t-elle, en visionnant à nouveau son but. Cette joueuse âgée de 25 ans évolue depuis cet été à l'ASPTT Albi Football, un club promu en D1 féminine.

Un buzz planétaire

"C'était mon premier but de la saison, j'étais juste heureuse de marquer", poursuit Roche, qui a appris à jouer au foot toute petite dans sa rue à Dublin, avec les garçons du quartier. Mais après le match, lorsque l'entraîneur de l'équipe adverse, dont l'analyste vidéo avait filmé la rencontre, lui remontre son but, l'attaquante se dit qu'il a "vraiment quelque chose de particulier".

Elle est toutefois loin d'imaginer la suite de l'histoire. "Mes coéquipières me chambraient : ‘Mets ça sur Internet, ça va faire le buzz et tu vas devenir une superstar !’", sourit-elle. Ce que fit son entraîneur, en uploadant la vidéo sur le célèbre site YouTube. "Et maintenant, il a été vu plus de 3 millions de fois, c'est complètement fou !", lance l'Irlandaise.

Outre la fierté que l'une d'entre elles soit en haut de l'affiche, à l'ASPTT Albi, où l'on a jamais vu autant de journalistes défiler, le but de Stephanie Roche est un beau coup de pub pour le foot féminin.

"Il y a eu beaucoup de vues sur son but, donc forcément les gens se disent qu'une fille peut faire autant qu'un garçon. Ils vont peut-être s'intéresser au foot féminin", estime Kimberley Cazeau, milieu offensif de l'ASPTT. Le club ne compte que quatre joueuses "professionnelles", dont l'Irlandaise, disposant d'un contrat fédéral rémunéré environ 800 euros par mois et d'un appartement de fonction.

Elle rêve de rencontrer Cristiano Ronaldo

Stephanie Roche peut-elle s’imposer au nez et à la barbe des stars du football ? Zlatan Ibrahimovic, lauréat du prix l'an dernier, et sa talonnade contre Bastia, ou encore James Rodriguez et sa reprise de volée contre l'Uruguay avec la Colombie en huitième de finale de la Coupe du monde sont-ils réellement menacés ?

"Ce qui va la pénaliser, c'est que c'est un petit montage amateur alors qu'on voit des buts de la Coupe du monde filmés dans des conditions optimales. Mais en même temps, c'est une femme, elle joue dans un club amateur, ça peut buzzer sur Internet. Elle peut peut-être en bénéficier, elle est peu connue", espère son entraîneur David Welferinger.

Les internautes peuvent désormais départager les trois candidats en lice pour le prix Puskás qui sera remis le 12 janvier, en marge de la cérémonie du Ballon d'Or 2014.

Avec AFP

 

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