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Les jihadistes de l’EI subissent de lourdes pertes à Kobané

La fumée d'une roquette sur la ville kurde syrienne de Kobané, le 8 novembre 2014.
La fumée d'une roquette sur la ville kurde syrienne de Kobané, le 8 novembre 2014. Aris Messinis, AFP

Une cinquantaine de jihadistes sont morts ce week-end lors de plusieurs frappes aériennes de la coalition. Un bilan lourd pour l’organisation de l'EI qui tente depuis la mi-septembre de conquérir cette ville syrienne à la frontière avec la Turquie.

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L’organisation de l’État islamique (EI) a perdu au moins 50 combattants en 24 heures à Kobané, l'un des bilans les plus lourds pour les jihadistes depuis qu'ils assiègent cette ville kurde syrienne à la frontière de la Turquie.

Entre samedi et dimanche, 50 jihadistes ont péri "dans des frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, dans les violents combats contre les Kurdes et dans cinq attaques suicide menées à travers Kobané", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Pour Fatma Kizilboga, la correspondante de France 24 à Istanbul, "l’équilibre des forces est en faveur des forces kurdes, car il semble que les jihadistes ont beaucoup reculé ces dernières semaines, en raison des frappes aériennes de la coalition qui se poursuivent à Kobané et dans ses environs, mais également grâce au soutien qui a été envoyé par le Kurdistan irakien"."Les peshmerga sont venus à Kobané avec des armes lourdes, c’est sans doute ce qui a permis de faire la différence sur le terrain", précise Fatma Kizilboga.

Attaque-suicide contre un poste frontière

Pour autant, les jihadistes ne semblent pas avoir abandonné la lutte pour le contrôle de Kobané. Samedi, l'EI a mené pour la première fois une double attaque-suicide contre un poste-frontière contrôlé par les Kurdes à proximité de la ville, et dont la prise lui permettrait d'encercler totalement Kobané. Or si Kobané tombe, les jihadistes contrôleraient une longue bande territoriale à la frontière syro-turque.

>> À lire sur France 24 : Derrière la mise en scène macabre, l'EI calibre ses messages

Après avoir reculé ces dernières semaines grâce notamment aux frappes de la coalition engagées depuis le 23 septembre, "les jihadistes ont tenté de surprendre les forces kurdes par ces attaques suicide, mais ont échoué", a indiqué Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Des responsables du principal parti kurde syrien PYD, ainsi que l'OSDH ont affirmé que les kamikazes étaient venus "du côté turc" de la frontière, mais Ankara a dénoncé un "mensonge grossier". Le principal parti kurde de Turquie a cependant exigé dimanche l'ouverture d'une enquête sur le sujet.

Des doutes sur la capture d’une Israélo-Canadienne

Par ailleurs, un jihadiste a affirmé sur un forum en ligne que l'EI avait enlevé une "femme militaire sioniste" à Kobané, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes, Site, qui a indiqué qu'il pourrait s'agir d'une jeune Israélo-Canadienne.

Le gouvernement canadien a réagit en déclarant explorer "tous les réseaux appropriés pour réunir davantage d'informations, et des responsables sont en contact étroit avec les autorités locales", selon un communiqué des Affaires étrangères. Mais Ottawa "ne fera pas de commentaire ou ne publiera pas d'information qui pourrait compromettre les efforts en cours et risquerait de mettre en danger la sécurité des Canadiens à l'étranger", ajoute le ministère canadien.

D’après Site, des jihadistes ont précisé que cette femme pourrait être Gill Rosenberg, une Israélo-Canadienne combattant dans les forces israéliennes et engagée dans les rangs kurdes contre l'EI.

Le porte-parole de la diplomatie israélienne a indiqué de son côté que le ministère ne savait "rien" mais suivait "les informations de près".

Avec AFP

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