FRANCE

Mort de Rémi Fraisse : un rapport d'enquête blanchit les gendarmes

Des opposants au barrage de Sivens, mercredi 29 octobre, rendent hommage à Rémi Fraisse.
Des opposants au barrage de Sivens, mercredi 29 octobre, rendent hommage à Rémi Fraisse. Remy Gabalda, AFP

Il n'y a pas eu de faute professionnelle lors des affrontements entre gendarmes et manifestants qui ont mené à la mort de Rémi Fraisse, selon les conclusions de l'enquête de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale révélées mardi.

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Voici une conclusion qui devrait faire réagir. L'enquête administrative confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) après la mort, fin octobre, de Rémi Fraisse lors d'affrontements sur le site du barrage de Sivens (Tarn), ne conclut à aucune "faute professionnelle" des gendarmes, a annoncé son chef, mardi 2 décembre.

"En l'état des informations recueillies dans cette enquête et au plan strictement administratif, je ne dispose pas d'éléments permettant de caractériser une faute professionnelle", a déclaré le général Pierre Renault lors de son audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

"Il reviendra à l'enquête judiciaire de déterminer l'exacte responsabilité et le degré de responsabilité imputable au lanceur", a-t-il ajouté.

Rémi Fraisse, un jeune écologiste de 21 ans, a été mortellement blessé dans la nuit du 25 au 26 octobre par une grenade offensive au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn).

"L’emploi de la force puis l’usage des armes se sont imposés très rapidement"

Cette enquête administrative a été remise mardi matin au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et transmise, "conformément à la démarche de vérité et de transparence à laquelle le gouvernement s'est engagé", à la justice pour être versée à la procédure judiciaire en cours, avait affirmé mardi matin le ministre dans un communiqué.

Cette procédure avait pour objectif de déterminer les conditions dans lesquelles les opérations de maintien de l'ordre avaient été conçues, conduites et exécutées depuis fin août mais aussi d'évaluer le respect des procédures d'engagement et la conformité à la déontologie.

Selon l'IGGN, "la préparation de la manifestation du 25 octobre privilégie la concertation avec les organisateurs et le souci d'apaisement, jusque dans le dispositif opérationnel retenu par le commandant de groupement le 25 octobre en début d'après-midi, et ce malgré les affrontements violents de la nuit précédente".

"Face à des manifestants particulièrement violents, tirant avantage de la nuit et du terrain, l'emploi de la force puis l'usage des armes se sont imposés très rapidement au commandant de la force publique", affirme l'Inspection dans son rapport.

Avec AFP

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