Dans la presse

"Ci-gît la "République exemplaire"

France 24

Presse française, jeudi 4 décembre 2014. Au menu de cette revue de presse, l’opération séduction de Manuel Valls, les déboires de Thierry Lepaon à la CGT, une nouvelle démission à l’Elysée, et un geste de Nicolas Sarkozy.

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A la Une de la presse française, ce matin, l’opération reconquête de Manuel Valls, qui tente de reprendre la main au PS.
 
Le Figaro évoque un Premier ministre «fragilisé», qui s’efforcerait de «recoller les morceaux» avec sa famille politique - «avant une année 2015 qui, entre rendez-vous électoraux et congrès socialiste», s’annoncerait assez «périlleuse» pour lui. Pour «durer à Matignon», «Valls courtise sa gauche», résume le journal, qui rappelle qu’il a «multiplié les gestes d’apaisement vis-à-vis de (celle-ci) ces derniers jours», en «adoptant un ton beaucoup plus agressif» à l’égard du Medef.
 
Jusque là accusé de flirter un peu trop avec le patron des patrons, Pierre Gattaz, l’exécutif tape (un peu) du poing sur la table. D’après l’Opinion, la tension entre le gouvernement et le patronat serait désormais «extrême».
 
Un divorce affiché qualifié de «comédie» par l’Humanité, qui dénonce une nouvelle fois le crédit impôt compétitivité emploi: «champagne pour les patrons, pain sec pour les salarié », l’Huma accuse toujours le Medef de refuser les contreparties auxquelles ils s’étaient pourtant engagés.
 
Le quotidien communiste observe en revanche un silence pudique sur les déboires de Thierry Lepaon, à la Une de Libération, qui affirme que la centrale est prête à «licencier» son secrétaire général, de plus en plus contesté en interne. Mis en cause dans plusieurs scandales, il serait surtout «le symbole d’une crise structurelle» à la CGT, selon Libé.
 
Cette crise pourrait se traduire par un recul de la confédération lors des élections syndicales qui ont lieu aujourd’hui au sein de la fonction publique. D’après le Parisien, quelque 5,4 millions de fonctionnaires français vont désigner leurs représentants. Renouvelleront-ils leur confiance à la CGT, jusque là premier syndicat de la fonction publique? L’un de ses responsables profite de l’occasion pour se livrer à un réquisitoire: «les fonctionnaires se sentent trahis par François Hollande».
 
Le président vient se subir un nouveau coup dur, avec la démission, hier, de son conseiller Faouzi Lamdaoui. Le conseiller du chef de l’Etat, cité à comparaître dans une affaire d’abus de bien social, était un très proche, selon le Monde.
 
Une démission de plus dans l’entourage du président, qui inspire au Parisien cette épitaphe: «Ci-gît la République exemplaire. Après Cahuzac, Thomas Thévenoud, Aquilino Morelle, Kader Arif», voici «le dernier clou enfoncé dans le cercueil de cette République morale promise par Hollande».
 
Une promesse qui date de 2012, et faite, on s’en souvient, en présence de Nicolas Sarkozy. Une campagne funeste pour le président sortant à bien des titres, notamment à cause de l’invalidation de ses comptes. D’après le Parisien, toujours, il  aurait finalement décidé de rembourser l’UMP du montant de la pénalité infligée par le Conseil constitutionnel, 363 625 euros.
 
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