FRANCE

Nathalie Kosciusko-Morizet nommée numéro deux de l'UMP

NKM, entourée de Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Nîmes, le 27 novembre 2014.
NKM, entourée de Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Nîmes, le 27 novembre 2014. Pascal Guyot, AFP

Nicolas Sarkozy a confié jeudi la vice-présidence de l'UMP à Nathalie Kosciusko-Morizet. Son rival Laurent Wauquiez devrait être nommé secrétaire général.

Publicité

Nicolas Sarkozy, tout nouveau président de l'UMP, a confié jeudi 4 décembre la vice-présidence du parti à Nathalie Kosciusko-Morizet. La nouvelle numéro deux du parti, ancienne candidate à la mairie de Paris, briguait le poste de secrétaire général théoriquement dévolu à Laurent Wauquiez.

La députée de l'Essonne sera "chargée de la refonte des statuts du mouvement, de la rénovation du parti, des relations avec les autres formations politiques et de la stratégie électorale", précise l'UMP un communiqué. Un champ d'action et d'influence large pour l'ancienne ministre de l'Écologie de Nicolas Sarkozy, qui entend conserver sa liberté de parole dans le parti.

Le partage des rôles entre Laurent Wauquiez, 39 ans, député de Haute-Loire, et Nathalie Kosciusko-Morizet, 41 ans, porte-parole de la droite parisienne depuis les municipales de 2013, traduit la volonté de Nicolas Sarkozy de ménager toutes les "sensibilités" du parti d'opposition.

Tentative de synthèse

Laurent Wauquiez, créateur de "La Droite sociale" un temps proche de François Fillon, pourfendeur de l'assistanat et proche des thèses de Patrick Buisson, incarne une ligne "droitiste" - on se souvient par exemple de ses attaques contre le RSA. Nathalie Kosciusko-Morizet porte une vision plus modérée et centriste, s'opposant notamment à Nicolas Sarkozy sur le mariage pour tous et l'exploitation du gaz de schiste.

Opposante acharnée au Front national, "NKM" plaide dans le sillage d'Alain Juppé pour des primaires présidentielles en 2016 ouvertes aux centristes du MoDem, ce que Nicolas Sarkozy refuse.

Pour NKM, qui déjeunait jeudi avec Sarkozy, c'est carton plein sur presque toute la ligne. La voilà non seulement chargée de la refonte des statuts - alors que le nom de Luc Chatel avait été cité - mais aussi de la rénovation d'un parti que son nouveau président veut réformer de fond en comble dans la perspective de la prochaine présidentielle.

Lui reviennent également les relations avec les autres formations politiques et la stratégie électorale. En clair, c'est elle qui négociera avec les centristes au moment où il faudra mettre en place la fameuse "primaire ouverte", quand Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé, Xavier Bertrand et peut-être d'autres se disputeront la place convoitée de représentant de la droite et du centre à la présidentielle de 2017.

En choisissant ces deux anciens ministres-là comme principaux lieutenants, l'ex-chef de l'Etat tente une sorte de synthèse entre la droite façon Wauquiez, assumée et identitaire, dans l'espoir de ramener vers l'UMP des voix séduites par le FN, et la droite façon NKM, sociétale et modérée, censée attirer au parti les voix du centre. Avec l'espoir de la transformer en martingale gagnante pour 2017.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine