DIPLOMATIE

Crise ukrainienne : rencontre impromptue entre Hollande et Poutine à Moscou

François Hollande et Vladimir Poutine lors de leur dernière rencontre lors du sommet du G20, à Brisbane le 15 novembre 2014.
François Hollande et Vladimir Poutine lors de leur dernière rencontre lors du sommet du G20, à Brisbane le 15 novembre 2014. Alain Jocard, AFP

De retour du Kazakhstan, François Hollande a fait une escale impromptue à Moscou où il rencontrait samedi dans l'après-midi son homologue russe Vladimir Poutine pour discuter de la crise ukrainienne.

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De retour d'une visite officielle au Kazakhstan, le président François Hollande a rencontré, samedi 6 décembre dans l'après-midi, son homologue russe Vladimir Poutine à Moscou. C'est une escale impromptue dans la capitale russe qu'a ainsi effectuée le chef de l'État français, au lendemain de son appel à une "désescalade" dans le conflit ukrainien, a précisé l'Élysée.

Au début de cet entretien, en présence de la presse, le président français a appelé à éviter que "d’autres murs" séparent la Russie des Occidentaux. Il a en outre estimé que Moscou et Paris pouvaient trouver une solution. "Il y a un moment, des périodes, où il faut saisir des occasions. Nous en sommes arrivés là", a déclaré François Hollande, premier dirigeant d’une puissance occidentale majeure à se rendre à Moscou depuis le début de la crise en Ukraine.

Vladimir Poutine a, quant à lui, déclaré espérer que cette brève visite, à la demande de son hôte, contribuerait à résoudre de nombreuses questions en suspens. "Votre visite d’aujourd’hui, quoi qu’elle soit assez courte, est une vraie visite de travail, [et] donnera aussi des résultats et des avancées, a-t-il estimé.

Cette rencontre bilatérale organisée à la demande de la présidence française - qui en a proposé le principe vendredi soir - se tenait à l'aéroport Vnoukovo de Moscou. Le dernier tête-à-tête entre les deux chefs d'État remontait au 15 novembre, en marge du sommet du G20 de Brisbane, en Australie.

Hollande "cherche le dialogue"

"La tension, la pression ne sont jamais des solutions", avait la veille souligné François Hollande, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev. "Je n'ai jamais cessé de chercher le dialogue", avait-il fait valoir, la France étant selon lui "dans une position qui lui permet de parler aux uns et aux autres" et d'avoir leur "confiance".

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Évoquant à demi-mot sa décision de reporter la livraison de deux navires de guerre Mistral à la Russie jusqu'au règlement politique de la crise ukrainienne, François Hollande avait parlé de "décisions qui permettent d'être écouté, sans faiblesse" et de "positions fermes".

"Nous allons travailler ensemble pour chercher tous les points, qui permettront de clarifier et d'engager une désescalade" dont "nous avons besoin, car il y a des risques, toujours, d'une escalade supplémentaire et des menaces sérieuses sur l'économie de l'ensemble de la région", a-t-il encore insisté.

Accusée par Kiev et les Occidentaux d'armer la rébellion pro-russe dans l'est de l'Ukraine et d'y déployer des troupes, la Russie dément toute implication dans le conflit qui a fait plus de 4 300 morts depuis la mi-avril. Le Kremlin rappelle qu'il participe à des pourparlers de paix en tant que médiateur.

Avec AFP et Reuters

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