ÉTATS-UNIS

Vidéo : Obama admet que le racisme est "profondément enraciné" aux États-Unis

Barack Obama a reconnu, lundi 8 décembre, que le racisme aux États-Unis n'était pas un problème qui allait "être résolu du jour au lendemain".
Barack Obama a reconnu, lundi 8 décembre, que le racisme aux États-Unis n'était pas un problème qui allait "être résolu du jour au lendemain". AFP

Alors que de nombreuses manifestations dénonçant les violences policières contre les Noirs se poursuivent aux États-Unis, Barack Obama s'est exprimé, lundi, reconnaissant que le racisme était "profondément enraciné" dans la société américaine.

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Le président américain Barack Obama a estimé, lundi 8 décembre, que l'éradication du racisme aux États-Unis ne pourrait se faire que progressivement, invitant les jeunes à "être persévérants" dans leur combat contre la discrimination.

Il s'exprimait au sujet des manifestations qui se poursuivent dans plusieurs villes du pays depuis deux semaines et au cours desquelles des milliers de personnes ont condamné la mort de plusieurs Noirs tués par des policiers blancs.

"Ça ne va pas être résolu du jour au lendemain, c'est quelque chose qui est profondément enraciné dans notre société, qui est profondément enraciné dans notre histoire", a déclaré Barack Obama dans un entretien à la chaîne de télévision Black Entertainment Television (BET), qui s'adresse surtout à un public afro-américain.

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Dans cet entretien, diffusé lundi soir, le président a insisté sur la nécessité d'être patient dans la lutte contre le racisme. "Nous devons être persévérants parce que typiquement, le progrès se fera par étapes, c'est progressif", a-t-il soutenu.

"Lorsqu'il s'agit de quelque chose qui est aussi enraciné que le racisme, ou la discrimination, dans toute société, vous devez être vigilant mais vous devez admettre que ça dure depuis longtemps", a poursuivi le président américain, admettant que "la conscience d'un pays avait de temps en temps besoin d'être dérangée pour se réveiller".

"Un problème qui affecte tout le système"

Selon lui, la situation s'est améliorée au cours des cinquante dernières années, même si des tensions persistent. "Si vous en parlez avec des parents, des grands-parents, des oncles, ils vous diront que les choses vont mieux, pas parfaites dans certains cas, mais mieux", a relevé Barack Obama.

Ces deux dernières semaines, des dizaines de manifestations, parfois violentes, ont eu lieu à travers les États-Unis pour protester contre la décision de deux grands jurys d'exonérer de poursuites deux policiers blancs responsables de la mort de deux Noirs non armés cet été à Ferguson (Missouri, centre) et à New York. Ces affaires, et des révélations sur plusieurs nouveaux cas récents de Noirs sans armes tués par des policiers blancs, ont ravivé le débat sur le racisme dans la police et l'équité du système judiciaire.

Des manifestations avaient encore lieu lundi soir à Washington et New York, et des rassemblements étaient prévus à Los Angeles et à Berkeley, en Californie, où des heurts ont éclaté les deux nuits précédentes.

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"Il s'agit d'un problème qui affecte tout le système, ce ne sont pas des histoires que les Noirs et les Hispaniques inventent", a concédé le président, qui s'est refusé toutefois à prendre parti.

"Je veux que mes petits-enfants soient traités comme les petits-enfants de n'importe qui d'autre. S'ils font des erreurs, ils doivent être punis [...]. Mais je refuse qu'ils soient les victimes de préjugés permanents qui leur feraient sentir qu'ils ne sont pas chez eux ou qu'ils ne sont pas en sécurité dans leur propre quartier", a-t-il conclu.

Avec AFP

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