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FRANCE

Le projet de loi Macron sur l'économie contesté avant même d'être présenté

Le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron.
Le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron. Acrhives AFP
4 min

Le ministre français de l'Économie présente mercredi son projet de loi pour "déverrouiller l'économie française". Avant même que le texte ne soit connu, plusieurs syndicats de salariés se montrent critiques, notamment sur le travail dominical.

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Le gouvernement français présente mercredi 10 décembre le projet de loi du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Le texte, très attendu, touche à des thèmes aussi divers que le travail du dimanche, les professions juridiques, l'épargne salariale ou la cession de participations de l'État.

Le projet de loi "pour la croissance et l'activité" sera présenté en Conseil des ministres, avant une conférence de presse à l'Élysée du Premier ministre Manuel Valls et d’Emmanuel Macron, en présence de cinq autres ministres et de quatre secrétaires d'État.

>> À lire sur France 24 : "'Défiance, complexité, corporatisme' : trois maux français selon Macron"

Avec ce texte, le ministre entend "déverrouiller l'économie française". Initialement présenté comme une réforme des professions réglementées portée par Arnaud Montebourg, prédecessseur d’Emmanuel Macron à Bercy, le projet de loi a déjà vu son périmètre et son contenu changer à de nombreuses reprises. Si certains pans ont déjà été annoncés, d'autres seront dévoilés ou précisés mercredi.

France Inter s'est procuré l'avis du Conseil d'État sur ce projet de loi. Un avis favorable même s'il contient aussi des réserves.

Un projet de loi qui fait polémique

Avant même sa présentation, le projet de loi Macron est déjà décrié par une partie de sa majorité de gauche et plusieurs syndicats de salariés, et contesté dans la rue par les professions juridiques. Fortement remontés depuis les premières annonces, l'été dernier, les huissiers, notaires, avocats et autres professions juridiques réglementées demanderont à nouveau le retrait du projet mercredi après-midi, lors d'une manifestation où ils espèrent rassembler 50 000 personnes.

L'UNAPL, qui regroupe l'ensemble des professions libérales, appelle pour sa part à descendre dans la rue le 22 janvier. Ces organisations s'opposent en particulier à la libéralisation de l'installation des nouveaux arrivants chez les huissiers, notaires et commissaires-priseurs, au bouleversement des grilles tarifaires et à l'ouverture du capital de leurs sociétés à d'autres professionnels du droit.

L'ouverture des magasins le dimanche en question

La possibilité pour les commerces d'ouvrir jusqu'à 12 dimanches par an, contre 5 actuellement, est l'autre mesure qui suscite le plus de controverse. Elle hérisse notamment une bonne partie de la gauche et des syndicats. "Tel qu'annoncé, (le texte) n'est pas votable", a ainsi déclaré mardi l'un des chefs de file des députés PS frondeurs, Christian Paul, critiquant "l'hyper-marchandisation" de la société à laquelle conduirait un élargissement des ouvertures dominicales.

Au-delà du nombre de dimanches travaillés se pose aussi la question de la compensation pour les salariés. Le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, a estimé mardi que "le doublement du salaire" des salariés concernés paraissait "être le socle à partir duquel on peut discuter".

Le ministre de l'Économie promet d'"améliorer" le texte

Emmanuel Macron assure vouloir dépasser ces inquiétudes. "Ce qui me préoccupe, ce sont les vrais problèmes des Françaises et des Français, c'est qu'après cette loi, les Françaises et les Français vivent mieux, ce ne sont pas des postures, ce ne sont pas des débats faussement idéologiques", a-t-il ainsi déclaré mardi, après avoir présenté son projet au groupe PS au Parlement.

Il a évoqué "dans les prochaines semaines" un "travail avec le Parlement pour enrichir ce texte, l'améliorer". Le projet de loi sera examiné à l'Assemblée nationale pendant une dizaine de jours à partir du 22 janvier, pour une bataille parlementaire qui s'annonce comme l'une des plus intenses du quinquennat.

Après la semaine de mobilisation patronale contre plusieurs mesures gouvernementales, les dirigeants du Medef Thibault Lanxade et Geoffroy Roux de Bézieux ont en revanche estimé que le projet Macron allait "dans la bonne direction". Parmi les autres mesures déjà annoncées figurent la libéralisation du transport en autocar, des dispositifs pour relancer l'épargne et l'actionnariat salariaux, ou encore l'ouverture du capital d'aéroports de Province, dans le cadre des cessions d'actifs de l'État.

Avec AFP

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