Accéder au contenu principal
FISCALITÉ

Disney et Skype rattrapés à leur tour par les "LuxLeaks"

Walt Disney, Koch Industries et Skype ont aussi profité des douceurs fiscales du Luxembourg.
Walt Disney, Koch Industries et Skype ont aussi profité des douceurs fiscales du Luxembourg. Ye Aung Thu, AFP
2 min

De nouvelles révélations, mercredi, sur les multinationales qui ont choisi le Luxembourg pour des opérations d'optimisation fiscale, mettent en cause Walt Disney, Skype ou encore Koch Industries.

Publicité

Mickey aussi aime le Luxembourg. De nouvelles révélations du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) mettent notamment en cause l'empire Disney, mercredi 10 décembre. La multinationale aurait, d'après les documents publiés, procédé à des restructurations qui lui ont permis d'économiser, entre 2009 et 2011, des centaines de millions de dollars d'impôts en transférant des fonds à des filiales établies dans le Grand Duché.

Ces nouvelles informations mettent aussi en lumière des pratiques similaires au sein de Koch Industries, le spécialiste américain des matières premières qui appartient aux ultra-conservateurs frères Koch. Les autres grands groupes qui rejoignent le cortège des sociétés épinglées par les "LuxLeaks" sont Skype, une filiale de Microsoft, ou encore le Canadien Bombardier et Telecom Italia. En tout, 35 nouvelles sociétés sont ainsi mises en cause.

Juncker sous pression

Cette deuxième vague de révélations intervient un mois après les premières informations qui avaient démontré l'ampleur de l'optimisation fiscale made in Luxembourg. Ce scandale avait fortement mis sous pression Jean-Claude Juncker, l'ancien Premier ministre luxembourgeois devenu président de la Commission européenne fin novembre.

Les nouveaux documents publiés n'arrangent pas ses affaires alors que la Commission Juncker doit prêter solennellement serment devant le Parlement européen, mercredi 10 décembre. "Objectivement, je suis affaibli, car les 'Luxleaks' laissent croire que j'aurais participé à des manœuvres ne répondant pas aux règles de l'éthique et de la morale", a reconnu Jean-Claude Juncker au quotidien "Libération".

Un porte-parole de la Commission a précisé qu'une "taxation plus juste" figurait parmi les priorités de la nouvelle équipe. "Jean-Claude Juncker est engagé à 100 % dans la lutte contre l'évasion et la fraude fiscale", a-t-il ajouté.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.