JUSTICE INTERNATIONALE

Côte d’Ivoire : Blé Goudé sera jugé pour crimes contre l’humanité par la CPI

Charles Blé Goudé est considéré par l'accusation comme l'un de ceux qui ont le plus contribué aux violences durant la crise post-électorale de fin 2010-début 2011 en Côte d'Ivoire.
Charles Blé Goudé est considéré par l'accusation comme l'un de ceux qui ont le plus contribué aux violences durant la crise post-électorale de fin 2010-début 2011 en Côte d'Ivoire. AFP

La Cour pénale internationale a annoncé jeudi que l'ancien bras droit de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, Charles Blé Goudé, serait jugé pour crimes contre l'humanité. La CPI a également sommé Yamoussoukro de lui remettre Simone Gbagbo.

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L'Ivoirien Charles Blé Goudé sera jugé pour crimes contre l'humanité, a annoncé, jeudi 11 décembre, la Cour pénale internationale (CPI), qui a confirmé les charges contre ce proche de l'ancien président Laurent Gbagbo.

"La Chambre préliminaire I de la CPI a confirmé quatre charges de crimes contre l'humanité à l'encontre de Charles Blé Goudé et l'a renvoyé en procès devant une chambre de première instance", a indiqué la Cour dans un communiqué.

L'ex-chef des Jeunes patriotes, un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, est considéré par l'accusation comme l'un de ceux qui ont le plus contribué aux violences durant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 en Côte d'Ivoire, qui a tué plus de 3 000 personnes. "La thèse de l’accusation, c’est que Charles Blé Goudé a mis en œuvre, aux côtés de Laurent Gbagbo, une politique destinée à se maintenir au pouvoir à tout prix", rappelait en septembre Stéphanie Maupas, correspondante de France 24 à La Haye.

>> À lire sur France 24 : "'Pro-Gbagbo et fier de l'être', Blé Goudé clame son innocence devant la CPI"

Les juges de la CPI ont par ailleurs sommé la Côte d'Ivoire de leur remettre Simone Gbagbo, la femme de l'ancien président Laurent Gbagbo, poursuivie pour crimes contre l'humanité.

La première chambre préliminaire du tribunal de La Haye a rejeté l'exception d'irrecevabilité qu'opposait le gouvernement ivoirien à la CPI depuis plus d'un an, arguant enquêter lui-même sur des charges similaires.

"La chambre a conclu que les autorités nationales de la Côte d'Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l'affaire portée devant la Cour", ont-ils expliqué.

Avec AFP et Reuters

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