ALGÉRIE

Un deuxième ravisseur du Français Hervé Gourdel tué par l'armée algérienne

L'otage Hervé Gourdel a été assassiné par ses ravisseurs mercredi 24 septembre.
L'otage Hervé Gourdel a été assassiné par ses ravisseurs mercredi 24 septembre. Facebook

L’armée algérienne a abattu un deuxième membre du groupe responsable de l’enlèvement et de l’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel en septembre dernier, a annoncé jeudi le ministre algérien de la Justice.

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Le ministre de la Justice algérien Tayeb Louh a annoncé, jeudi 11 décembre, la mort d’un deuxième membre du groupe islamiste Jund al-Khilafa ("les soldats du califat") lors d’une opération de l’armée algérienne. Ce groupe avait revendiqué en septembre dernier l'enlèvement et l'assassinat d'un touriste français de 55 ans, Hervé Gourdel.

"[L’enquête] nous a permis dans un premier temps d’identifier les membres du groupe terroriste ayant assassiné le ressortissant français. C’est à la suite de cette enquête qu’un premier terroriste fut abattu par les forces de l’armée (…) Un deuxième terroriste membre dudit groupe a été identifié et abattu par les forces de l’armée nationale", a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par le site d’information algérien TSA.

>> À lire sur France 24 : "Qui est Hervé Gourdel, l'otage français aux mains des jihadistes algériens ?"

Le guide de haute montagne et photographe, qui a été fait chevalier de la Légion d'honneur par l'État français à titre posthume, avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger. Le groupe islamiste Jund al-Khilafa avait revendiqué l'assassinat de l'otage quelques jours plus tard.

Quinze suspects identifiés par les autorités algériennes

Cet acte avait été commis en représailles, selon cette organisation, à l'engagement de la France aux côtés des États-Unis dans les frappes aériennes contre l'organisation de l'État islamique en Irak.

L'armée algérienne a depuis lancé une opération d'envergure pour localiser ses assassins dans le massif montagneux du Djurdjura, en Kabylie.

La justice algérienne, de son côté, avait lancé des poursuites contre quinze personnes, actuellement en fuite, soupçonnées d'avoir participé à l'enlèvement. Toutes algériennes, elles sont poursuivies notamment pour "création d'un groupe armé terroriste", "prise d'otage" et "assassinat avec préméditation". Parmi elles figure Abdelmalek Gouri, dit Khaled Abou Souleïmane, 37 ans, le chef de Jund al-Khilafa.

Avec AFP et Reuters
 

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