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Mali : un haut responsable jihadiste tué par l'armée française

La région de Gao, dans le nord du Mali, est souvent le théâtre d'attaques de groupes jihadistes armés.
La région de Gao, dans le nord du Mali, est souvent le théâtre d'attaques de groupes jihadistes armés. Joël Saget, AFP

L'armée française a annoncé, jeudi, avoir tué dans la nuit un haut responsable du groupe jihadiste al-Mourabitoun dans le nord du Mali. Une dizaine d'hommes armés ont également été "neutralisés".

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Un haut responsable du groupe jihadiste al-Mourabitoun au Mali, Ahmed el-Tilemsi, a été tué dans une opération des forces françaises dans la région de Gao, au nord du pays. Une "dizaine de membres armés d'un groupe terroriste" ont en outre été "neutralisés", a annoncé l'armée française, jeudi 11 décembre.

"Cette nuit, à la suite d'un renseignement d'opportunité, les forces françaises ont conduit une opération dans la région de Gao, en coordination avec les autorités maliennes", a annoncé à la presse le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'armée. Et de préciser que Ahmed el-Tilemsi - nom de guerre d'Abderrahmane Ould el-Amar - avait été tué, et une dizaine d'hommes armés mis "hors de combat".

"Nous avons porté un coup très dur aux activités" d'al-Mourabitoun, s'est félicité le colonel Jaron.

Ahmed el-Tilemsi était l'un des membres fondateurs du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui avait fusionné en 2013 avec les combattants liés à l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar des Signataires par le sang pour former le groupe al-Mourabitoun.

Une récompense de 5 millions de dollars offerte par Washington

Ahmed el-Tilemsi "était une cible de haute valeur. Nous le traquions depuis plusieurs jours", s'est réjouie une source gouvernementale française. Cette dernière a ajouté que le raid français, qui s'est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi, n'était pas lié à la libération de l'otage français Serge Lazarevic, intervenue mardi.

Selon cette même source, el-Tilemsi, pour lequel les États-Unis offraient une récompense de 5 millions de dollars pour toute information permettant son arrestation, était le commanditaire de l'enlèvement au Mali, en novembre 2012, de Gilberto Rodrigues Leal. La mort de cet autre otage français avait été annoncée en avril mais le corps n'avait jamais retrouvé.

Quelque 1 400 soldats français sont actuellement déployés au Mali, dans le cadre de l'opération antiterroriste Barkhane. Elle mobilise au total quelque 3 000 hommes dans cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad).

Avec AFP et Reuters

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