JUSTICE

Favoritisme présumé : brève garde à vue pour Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion

Bastien Millot à Paris, le 1er octobre 2014, après sa mise en examen dans l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.
Bastien Millot à Paris, le 1er octobre 2014, après sa mise en examen dans l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Matthieu Alexandre, AFP

Bastien Millot, cofondateur de la société Bygmalion, a été placé en garde à vue puis relâché vendredi à Nice dans le cadre d'une enquête pour favoritisme à Menton.

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Bastien Millot, cofondateur de l'agence de communication Bygmalion, a été placé en garde à vue à Nice, vendredi 12 décembre, dans le cadre d'une enquête pour favoritisme présumé concernant des marchés publics contractés avec la mairie de Menton (Alpes-Maritimes). Il est sorti de garde à vue en tout début d'après-midi d'après un photographe de l'AFP.

Le député-maire UMP de Menton, Jean-Claude Guibal, est également entendu sous le régime de l'audition libre, comme l’exige sa qualité de parlementaire, dans les locaux de la brigade financière de la police judiciaire. Les deux hommes devraient être entendus quelques heures.

Les enquêteurs s'intéressent aux conditions d'attribution de deux marchés passés en 2012 entre la ville de Menton et les sociétés de communication Com1+, appartenant à Guillaume Peltier, ancien vice-président de l'UMP et fervent sarkozyste, et Bygmalion. Ils cherchent notamment à savoir si ces marchés ont été volontairement fractionnés par l'une ou l'autre des parties afin de contourner les procédures d'attribution des marchés publics.

Guillaume Peltier et Guy Alvès, l’autre cofondateur de Bygmalion, avaient été placés en garde à vue jeudi à Nice pour cette même affaire et sont ressortis libres sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

La société Bygmalion est également au cœur d'une affaire de fausses factures présumées à l'UMP durant la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012.

Avec Reuters
 

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