FOOTBALL

Ligue Europa : Guingamp, dernier rescapé français, passe en seizièmes

Guingamp sera le dernier représentant français en Ligue Europa, au printemps prochain.
Guingamp sera le dernier représentant français en Ligue Europa, au printemps prochain. Sakis Mitrolidis, AFP

Le petit poucet guingampais, qui est allé s’imposer sur le terrain du Paok Salonique jeudi soir (1-2), a décroché son billet qualificatif pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa. Lille et Saint-Étienne, eux, sont éliminés.

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Depuis près d’une décennie, la Ligue Europa constitue en quelque sorte le tombeau des ambitions européennes des clubs français. Régulièrement, ils s’y prennent les pieds dans le tapis, souvent face à des formations réputées plus faibles qu'eux.

Cette saison encore, Saint-Étienne et Lille ont perpétué la tradition : ces deux porte-étendards du football français ont terminé leur campagne européenne à la dernière place de leur groupe. Loin, très loin d’une qualification qui était pourtant à leur portée.

Mais dans ce marasme, une petite bourgade de 7 500 habitants résiste encore et toujours aux statistiques. Jeudi, Guingamp, seizième de Ligue 1, est parvenu à déjouer les pronostics en décrochant la deuxième place de son groupe. Un exploit réalisé sur le terrain du Paok Salonique (1-2), qui valide de fait la présence du petit club armoricain en seizièmes de finale de la Ligue Europa.

La lumière Beauvue

En Grèce, Guingamp n’a pas tardé à montrer l’étendue de ses ambitions. Dès la 7e minute, Claudio Beauvue, bien servi par Thibault Giresse, a ouvert le score pour les Bretons d’une magnifique tête à l’entrée de la surface.

Et même si les Grecs sont revenus dans le match rapidement, par Athanasiadis sur pénalty à la 23e, les Guingampais ont fait preuve d’un sang-froid surprenant. Même lorsque le Paok a touché la barre à la 52e, les hommes de Gourvennec ne se sont pas affolés et ont même trouvé les ressources pour faire la différence en toute fin de match.

Comme souvent cette saison à Guingamp, la lumière est une nouvelle fois venue de Beauvue, auteur d’un petit numéro à l’entrée de la surface, conclu par une lourde frappe en lucarne (83e).

Coutumier du fait

Si cette qualification restera sans conteste dans les mémoires des supporters guingampais, le petit club des Côtes-d’Armor compte à son actif plusieurs coups d’éclat dans le genre.

Le dernier, en 2014, a vu les Bretons remporter la finale de la Coupe de France au nez et à la barbe du Stade Rennais, leur rival régional (2-0). Un bégaiement de l’histoire, puisque cinq ans plus tôt, déjà face à Rennes, les Guingampais avaient décroché leur toute première Coupe de France (1-2).

Ces deux titres nationaux constituent sans nul doute le morceau choisi du palmarès des Guingampais, même si le club a également remporté une Coupe Intertoto en 1996. Une densité de titres que lui envie d’ailleurs ouvertement le voisin rennais, dont les supporters sont sevrés de titres depuis 1971 et une Coupe de France remportée face à l’Olympique lyonnais (1-0).

Cette saison, Guingamp ne décrochera vraisemblablement aucun titre. Mais ce joli parcours continental pourrait en revanche lui permettre de trouver les ressources morales pour assurer un maintien en Ligue 1, qui semblait encore inenvisageable il y a quelques semaines.

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