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BURKINA FASO

À Ouagadougou, des milliers de Burkinabè rendent hommage à Norbert Zongo

Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans les rues de Ouagadougou.
Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans les rues de Ouagadougou. Ouoba-Ahmed, AFP
3 mn

Des milliers de personnes se sont rassemblées, samedi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour rendre hommage au journaliste Norbert Zongo. Assassiné il y a 16 ans, il est devenu le symbole des dérives du régime du président déchu Blaise Compaoré.

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Une manifestation rassemblant des milliers de personnes a été organisée, samedi 13 décembre à Ouagadougou, en hommage au journaliste burkinabè, Norbert Zongo, assassiné il y a 16 ans. Il enquêtait alors sur le meurtre sous la torture de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet du président déchu Blaise Compaoré. Les dépouilles de Norbert Zongo et de trois de ses camarades avaient été retrouvées calcinées dans une voiture à Sapouy, à environ 100 km de la capitale.

Un cortège de manifestants vêtus de noir a arpenté les rues de la capitale burkinabè, samedi en fin de matinée. Le Premier ministre intérimaire, le lieutenant-colonel Isaac Zida, ainsi que ses ministres de la Sécurité - équivalent du ministre de l’Intérieur - et de la Justice l’ont rejoint sur les derniers mètres.

"Injustice noire et flagrante"

Quelques heures plus tôt, une centaine de personnes, principalement des responsables associatifs et des membres de la famille de Norbert Zongo, s'étaient recueillies sur la tombe du défunt journaliste au cimetière de Goughin, un quartier de Ouagadougou.

Malgré des années de procédures, aucune condamnation n’avait été prononcée dans cette affaire, devenue l'un des symboles des dérives les plus graves du régime du président chassé par la rue le 31 octobre après 27 ans de règne. Un non-lieu avait été rendu en 2006. Le président intérimaire, Michel kafando, avait qualifié jeudi cette décision d’"injustice noire" et "flagrante".

Des dizaines de documents ont été retrouvés il y a un mois lors du pillage de la luxueuse demeure de François Compaoré, dont une partie semblait liée au cas Zongo. "Nous avons analysé et expertisé ces documents", dont certains "constituent des éléments probants" indiquant que le frère de l'ex-président "est impliqué d'une manière ou d'une autre dans les crimes de Sapouy", a déclaré Chrysogome Zougmoré, le président du Collectif contre l'impunité.

Avec AFP
 

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