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La justice gabonaise rejette une plainte de l’opposition contre le président Bongo

Ali Bongo est accusé par le journaliste français Pierre Péant d'avoir falsifié des documents, dont son acte de naissance.
Ali Bongo est accusé par le journaliste français Pierre Péant d'avoir falsifié des documents, dont son acte de naissance. Bertrand Guay, AFP

Le parquet de Libreville a rejeté une plainte déposée par l’opposition gabonaise sur l'authenticité de l'acte de naissance du président Ali Bongo. Le tribunal s'est déclaré "incompétent" à juger cette affaire.

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La plainte récemment déposée par l’opposition contre le président gabonais, Ali Bongo, a été jugée irrecevable, a déclaré samedi 13 décembre le parquet de Libreville. Elle portait sur l'authenticité de l’acte de naissance d'Ali Bongo, or "le tribunal ne peut pas [se saisir] d'une affaire concernant le chef de l'État en exercice [...]. Le tribunal a donc estimé qu'il était incompétent", a déclaré, samedi, le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé.

Le procureur a par ailleurs précisé pouvoir traiter une affaire concernant le président en exercice seulement pour des faits "de haute trahison ou de violation de serment". Et d'ajouter que seuls les parlementaires peuvent saisir la Haute Cour à la majorité des deux tiers.

"Exemple le plus achevé de justice expéditive"

L’opposition a réagi à la décision du parquet de Libreville. "Nous avons là l'exemple le plus achevé d'une justice expéditive qui a pris partie, alors qu'elle doit rester impartiale jusqu'au bout [...]. Cela n'est pas acceptable", a déclaré Jean de Dieu Moukagni Iwangou, de la coalition du Front de l'opposition pour l'alternance.

Cette affaire fait suite à la parution du livre du journaliste français Pierre Péan sur le pouvoir gabonais, "Nouvelles affaires africaines", dans lequel il accuse Ali Bongo d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

>> À voir aussi sur France 24 : Gabon : polémique autour des origines d'Ali Bongo

Selon le journaliste, Ali Bongo, officiellement fils d’Omar Bongo, président du Gabon de décembre 1967 à sa mort en juin 2009, serait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 1960. Si cette accusation était avérée, l’actuel président n’aurait pas pu succéder à Omar Bongo car la Constitution interdit à toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise après la naissance de se présenter à la magistrature suprême.

"Le Monde" a contredit les informations de Pierre Péan début septembre, déclarant avoir consulté des documents attestant de la naissance de l'actuel président.

Début novembre, le pouvoir gabonais avait porté plainte en France contre le journaliste pour ses "propos gravement diffamatoires" et avait balayé ses affirmations sur la naissance au Nigeria d’Ali Bongo.

Avec AFP
 

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