Accéder au contenu principal

Des taxis se mobilisent autour de Paris pour protester contre Uber

Les taxis protestent contre la concurrence déloyale de l'Américain Uber
Les taxis protestent contre la concurrence déloyale de l'Américain Uber Bertrand Guay, AFP

Des associations de chauffeurs de taxi se rassemblent lundi matin autour de Paris pour protester contre la concurrence de la société de véhicules avec chauffeurs américaine Uber. L’ampleur de la mobilisation reste incertaine.

PUBLICITÉ

À l'appel de plusieurs associations professionnelles, des chauffeurs de taxi ont commencé à se rassembler lundi 15 décembre au matin aux abords de Paris. Ils protestent contre la "concurrence déloyale" d'Uber, le géant américain du véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC). Même s'il n'est pas soutenu par les principales fédérations, le mouvement pourrait fortement perturber le trafic vers la capitale.

À l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, une cinquantaine de taxis étaient présents aux alentours de 6 h 30, selon un journaliste de l'AFP. À Orly, quelques véhicules stationnés en tête des stations taxis bloquaient la prise en charge des clients. Selon des sources aéroportuaires, le mouvement s'annonce "moins suivi" que lors des précédentes manifestations.

Les cortèges de taxis doivent ensuite converger jusqu’aux abords de la place Vauban, dans le VIIe arrondissement avant leur dispersion, prévue à 17 heures. "Des répercussions importantes sont prévisibles sur l'ensemble du secteur autoroutier de la région parisienne", a prévenu la préfecture de police. Il est conseillé aux automobilistes d'éviter les itinéraires empruntés par les taxis et le secteur de la place Vauban.

Concurrence déloyale

Cette mobilisation fait suite au refus vendredi du tribunal de commerce de Paris d'interdire le service UberPOP, grâce auquel des passagers peuvent entrer en relation avec des automobilistes qui ne sont pas chauffeurs professionnels. Ce service entre particuliers a été ajouté en février à l'offre commerciale parisienne d'Uber, plateforme électronique disponible sur smartphone, qui sert d'intermédiaire entre clients et chauffeurs de VTC.

Pour le président de Taxis France, Ibrahima Sylla, "c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase". "Autoriser UberPOP, c'est mettre 57 000 taxis français sur le carreau, et donc 57 000 familles. Et ça, c'est hors de question, on ne se laissera pas faire", a-t-il insisté.

 

La décision du tribunal de commerce de Paris est d’autant plus incompréhensible pour les taxis que d’autres pays que la France ont déjà condamné la société américaine de VTC. UberPOP a été interdit mardi par un juge en Espagne pour concurrence déloyale, au lendemain d'une décision identique aux Pays-Bas.

Plusieurs manifestations de taxis ont déjà eu lieu cette année contre les VTC, et particulièrement Uber, l'une d'elles ayant même été marquée en janvier dernier par des débordements et dégradations à Paris. En revanche, cette fois-ci l’intersyndicale n'a pas rejoint le mouvement. "Nous ne voulons pas déranger les gens à l'approche de Noël", a expliqué Nordine Dahmane, représentant FO et membre de l'intersyndicale CFDT, CGT, FO SDCTP et CST.

Avec AFP

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.