AUSTRALIE

Man Haron Monis, le preneur d'otages de Sydney, avait rejoint l'EI

Le preneur d’otages de Sydney a été tué lors de l'assaut de la police.
Le preneur d’otages de Sydney a été tué lors de l'assaut de la police. Compte Twitter de Man Haron Monis

Le preneur d'otages du café Lindt à Sydney, abattu par la police, était un réfugié iranien en Australie, du nom de Man Haron Monis. L’homme, connu des services de police, avait récemment prêté allégeance à l’organisation de l’État islamique.

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Il vivait en Australie depuis 1996. Présenté par les médias australiens et Reuters comme Man Haron Monis, le preneur d’otages de Sydney, mortellement touché par balles lors de l'assaut des forces de police, était un réfugié iranien.

L’homme âgé de 50 ans, autoproclamé "Cheikh Haron", avait prêté allégeance à l'organisation de l'État islamique (EI), il y a quelques jours, selon un communiqué publié sur son site Internet.

Pendant la prise d'otages, Man Haron Monis avait fait déployer un drapeau noir portant une inscription en arabe, la profession de foi de l'islam : "Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète." Selon le Premier ministre australien, le forcené souffrait d'instabilité mentale.

Déjà connu des services de police et justice

Sur son compte Twitter, Man Haron Monis, vivement opposé à l'engagement de l'Australie en Afghanistan, avait récemment dénoncé "les Australiens racistes et terroristes" qui soutiennent les actions du gouvernement.

En 2011, il avait comparu devant la Cour criminelle de Sydney pour avoir envoyé des lettres d'injures aux familles de soldats tués à l'étranger. Il y désignait les soldats décédés comme des "porcs", dont le degré d'immoralité était "comparable à celui d'Hitler". La justice australienne lui avait infligé 300 heures de travaux d'intérêt général.

Man Haron Monis avait aussi été impliqué dans une affaire d'agression sexuelle. Et en 2014, il avait été inculpé, en tant que complice, dans le meurtre de son ex-femme.

Son ancien avocat, Manny Conditsis, a assuré à ABC que son acte ne pouvait être lié à un réseau terroriste organisé et affirmé qu'il avait agi "en personne dérangée, qui a fait quelque chose de scandaleux".

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Avec Reuters

Retour en images sur la prise d'otages sanglante dans le centre de Sydney

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