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Marée noire "catastrophique" dans une zone protégée du Bangladesh

La marée noire s'est déversée en moins d'une semaine, sur 350 kilomètres carrés.
La marée noire s'est déversée en moins d'une semaine, sur 350 kilomètres carrés. AFP

Une marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier mardi dernier a entraîné "une catastrophe sans précédent" dans une zone du Bangladesh classée au patrimoine mondial de l’humanité.

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Après le naufrage d’un pétrolier mardi 9 décembre, le Bangladesh peine à nettoyer ses côtes. Plus de 350 000 litres de pétrole se sont déversées dans la région du Sundarbans, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

Les experts écologistes parlent désormais d’une "catastrophe sans précédent" pour le Bangladesh. Après une collision avec un autre navire, le pétrolier a coulé dans une région protégée, qui abrite des dauphins de l'Irrawady et du Gange.

Des éponges et des sacs pour récupérer à la main le pétrole

Des pêcheurs du Bangladesh ont commencé dès vendredi à récupérer le pétrole déversé par le navire. Le responsable d'une autorité portuaire locale a indiqué que les pêcheurs utilisaient "des éponges et des sacs" pour récupérer le pétrole qui s'est déjà dispersé sur un rayon de 350 km2. La marée concernerait environ 200 000 villageois bangladais.

Le gouvernement a affrété un bateau transportant des dispersants pour lutter contre la marée noire. Mais les défenseurs de l’environnement se sont opposés à cette mesure, affirmant que "les dispersants [utilisés pour nettoyer les côtes] ne conviennent pas à la mangrove". Ils exhortent les habitants des villages à aider à collecter le pétrole qui s'accumule dans les filets placés sur la rivière pour limiter sa propagation.

Le pétrolier a depuis été secouru, mais des responsables ont précisé que la marée noire s'était étendue à une autre rivière et dans des canaux. L’Inde a déployé samedi des renforts militaires sur ses côtes pour éviter que la marée ne l’atteignent.

Les dauphins d’Irrawady gravement menacés

Situés à l'embouchure des fleuves Gange et Brahmapoutre, les Sundarbans couvrent 10 000 km2 de terre et d'eau. Leurs forêts et leurs cours d'eau abritent une grande diversité de faune, notamment des espèces menacées d'extinction.

On y trouve la plus grande région de forêts de mangroves du monde, et des centaines de tigres du Bengale. Ces zones côtières concentrent également l'essentiel des dauphins Irrawady de la planète. Dimanche, un quotidien bangladais a publié une photo d’un dauphin retrouvé mort dans la mangrove.

Amir Hosain, le responsable forestier des Sundarbans, a reconnu que les autorités s'interrogeaient sur les moyens de contenir la marée noire. "Nous sommes inquiets de l'impact à long terme, parce qu'elle s'est produite dans un écosystème de mangrove fragile et délicat", a-t-il ajouté.

La pêche est interdite dans cette zone mais les pétroliers et autres navires, notamment chinois, continuent de la traverser. Des membres du gouvernement ont proposé dimanche de prolonger l'interdiction des cargos sur la rivière où a eu lieu le naufrage.

Mais ils se sont heurtés à l'opposition du ministre de la Marine marchande, qui a mis en garde contre les conséquences économiques d'une telle décision.

Avec AFP
 

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