LITTÉRATURE

Dans "Soumission", Houellebecq imagine une France dirigée par les musulmans

"Soumission", le sixième roman de Michel Houellebecq, paraîtra le 7 janvier chez Flammarion.
"Soumission", le sixième roman de Michel Houellebecq, paraîtra le 7 janvier chez Flammarion. Miguel Medina, AFP

Un bout du voile entourant "Soumission", le sixième roman de Michel Houellebecq, à paraître le 7 janvier, vient d'être levé. Selon les "Inrocks", le dernier livre de l'écrivain français raconte l'arrivée d'un parti musulman à l'Élysée.

Publicité

On en sait un peu plus sur "Soumission", le très attendu sixième roman de Michel Houellebecq à paraître le 7 janvier chez Flammarion. Selon le site des "Inrocks", le titre du dernier livre du célèbre écrivain français est en fait la traduction littérale du mot "islam". Car, à l’instar de son précédent livre "La Possibilité d’une île", "Soumission" est un roman d’anticipation se passant, cette fois-ci, dans une France gouvernée par un parti musulman.

Le récit se déroule en 2022. François Hollande vient d’achever son second mandat, le Parti des musulmans de France (sorte de Frères musulmans à la française) remporte la présidentielle et nomme François Bayrou au poste de Premier ministre. Le tout est raconté par un universitaire "frustré et malheureux" qui, dixit "Les Inrocks", sera confronté au dilemme d’une conversion à l’islam.

Star médiatique

Depuis son précédent roman, "La Carte et le Territoire", prix Goncourt 2010, Michel Houellebecq n'a pas chômé, enchaînant recueil de poésie, premiers rôles au cinéma et exposition photos. Ce sera à n'en pas douter la star médiatique de cette rentrée littéraire d’hiver où 549 nouveautés sont attendues sur les tables des libraires.

D’autant que, par son sujet, "Soumission" risque de déchaîner les passions. On connaît le goût de l’écrivain pour les provocations et les déclarations à l’emporte-pièce. En 2001, il avait suscité en tollé en déclarant au magazine "Lire" : "la religion la plus con, c'est quand même l'islam". Poursuivi par quatre associations musulmanes pour "injure envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à l'islam" ainsi que pour "complicité d'incitation à la haine raciale", l’écrivain avait été relaxé.

Avec AFP
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine