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RUSSIE

Moscou emploie les grands moyens pour tenter d’enrayer la chute du rouble

Une femme passe devant un bureau de change le 12 décembre à Moscou
Une femme passe devant un bureau de change le 12 décembre à Moscou KIRILL KUDRYAVTSEV, AFP
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Vidéo par : Sandrine GOMES
3 mn

Dans la nuit de lundi à mardi, la Banque de Russie a fait bondir son taux directeur de 10,5 % à 17 %. Il y a urgence pour Moscou, car le rouble ne cesse de s'enfoncer en raison de la baisse du prix du pétrole et des sanctions occidentales.

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Mardi 16 décembre au matin, le taux directeur de la Banque de Russie était passé à 17 % contre encore 10,5 % la veille, soit une hausse de six points et demi en une nuit. Dans un communiqué, la Banque de Russie a expliqué que sa décision avait "pour but de limiter les risques liés à la dépréciation du rouble et à l’inflation, qui ont considérablement augmenté récemment". Malgré ses efforts, le rouble poursuivait sa chute mardi, s'effondrant de 20 %. L'euro a dépassé le seuil inédit de 100 roubles et le dollar celui des 80 roubles.

La monnaie russe avait perdu 10 % de sa valeur lundi lors d’un mini-krach, battant ainsi des records de faiblesse. L'euro avait alors atteint 80,09 roubles contre 72,81 roubles la veille au soir et le dollar 64,23 roubles contre 58,18 roubles.

Depuis le début de l’année, le rouble a perdu 42 % de sa valeur face à l’euro et 49 % face au dollar, notamment à cause des sanctions occidentales imposées à la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne. La banque centrale est pourtant intervenue quasi quotidiennement depuis le début du mois pour soutenir le rouble, dépensant au total 5,9 milliards de dollars, sans succès.

>> À voir aussi sur France 24 : "Ukraine : faut-il à nouveau sanctionner la Russie ?"

En augmentant son taux à 17 %, soit le triple de son niveau du début de l'année (5,5 %), la Banque de Russie espère juguler la dépréciation du rouble, mais aussi l'inflation qui en résulte, et qui devrait atteindre 11,5 % sur un an, selon elle.

Récession dès 2015

Lundi, la Banque centrale de Russie avait exposé des prévisions très inquiétantes pour l’économie russe en 2015. En premier lieu, le PIB russe risquerait une chute comprise entre 4,5 % et 4,8 % si les prix du pétrole se maintenaient autour de 60 dollars le baril, leur niveau actuel.

L'effondrement des cours du pétrole pèse lourdement sur le rouble et sur l'économie de la Russie, qui tire de l'or noir la moitié de ses revenus budgétaires.

>> À voir sur France 24 : "Vidéo : quand la Serbie fait fi des sanctions à l'égard de Moscou"

Par ailleurs, les effets des sanctions économiques européennes et américaines contre Moscou plombent l’économie russe au point de faire entrer le pays en récession probablement dès 2015.

Avec AFP

 

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