SYRIE

Le Front al-Nosra prend le contrôle d’une base stratégique de l’armée syrienne

Photo de propagande du Front al-Nosra annonçant la prise de la base militaire de Wadi al-Deïf.
Photo de propagande du Front al-Nosra annonçant la prise de la base militaire de Wadi al-Deïf. Réseaux sociaux

Au terme de 48 heures de combats meurtriers, les jihadistes du Front al-Nosra se sont emparés, lundi, d'une base de l'armée syrienne au nord-ouest du pays. Les insurgés islamistes tentaient de prendre ce complexe militaire depuis 2011.

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Il ne leur a fallu que 48 heures pour prendre le contrôle des lieux. Lundi 15 décembre, les combattants islamistes du Front al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaïda, se sont emparés de la base militaire de Wadi al-Deïf, dans le nord-ouest de la Syrie.

Les forces régulières syriennes, qui étaient encerclées dans la base depuis deux ans, avaient réussi jusqu'alors à contrer les attaques. Mais les assaillants sont parvenus à faire tomber un à un la vingtaine de check-points disposés autour du complexe militaire, avant d’en prendre totalement le contrôle. "La base de Wadi al-Deïf a été totalement libérée après que les forces d'Assad se sont retirées de tous les barrages frappés par nos combattants", a affirmé, lundi, le Front al-Nosra, qui assure avoir mené l'offensive seul et non pas  avec l'aide du groupe Ahrar al Cham, comme annoncé par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres.

Selon nos informations, les hauts gradés de l’armée syrienne avaient quitté la base la veille de l’attaque. Plusieurs sources, des deux côtés, évoquent plusieurs dizaines de morts. Des dizaines de soldats du régime de Bachar al-Assad, qui n'ont pu être évacués à temps, ont par ailleurs été constitués prisonniers.

Butin de guerre

Cette prise constitue une importante avancée pour les insurgés islamistes qui essayaient de mettre la main sur ce bastion des forces gouvernementales depuis 2011. Situé près de la ville de Maarrat al-Nouman, entre Homs et Alep, le complexe de Wadi al-Deïf permet de mieux contrôler la route stratégique M5, principal axe nord-sud dans la province d'Idlib, toujours aux mains du régime. En prenant la base, les jihadistes ont en outre pu mettre la main sur plusieurs blindés de l’armée syrienne.

Pour l’heure, le gouvernement de Damas n'a pas confirmé la chute de ce complexe militaire, un important verrou qui lui sera difficile de reprendre.
 

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