GRÈCE

Le Parlement grec échoue à élire un chef de l'État au premier tour

Le Premier ministre Antonis Samaras s'adresse à son parti devant le Parlement, le 11 décembre 2014.
Le Premier ministre Antonis Samaras s'adresse à son parti devant le Parlement, le 11 décembre 2014. Louisa Gouliamaki, AFP

Comme prévu, le Parlement grec n'est pas parvenu, mercredi, à désigner un chef de l'État. Stavros Dimas, le candidat du Premier ministre Antonis Samaras, n'a réuni que 160 voix sur 300. Un deuxième et un troisième tours sont prévus fin décembre.

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Le Parlement grec a échoué, mercredi 17 décembre, comme prévu, à rassembler 200 voix sur 300 en faveur du candidat à la présidence de la République proposé par le gouvernement, Stavros Dimas, a annoncé le président de l'Assemblée.

Selon le décompte officiel, "au total 295 députés ont voté, cinq étaient absents, 160 ont voté en faveur de M. Dimas et 135 contre", a détaillé Evangelos Meimarakis. Stavros Dimas, ex-commissaire européen et cadre de la droite, était le seul candidat.

Le gouvernement de coalition droite-socialistes, qui dispose de 155 députés, n'a donc pas atteint au premier tour les 165 voix espérées officieusement, réalisant même le minimum attendu par les observateurs.

La menace de législatives anticipées

Deux autres tours sont prévus les 23 et 29 décembre mais s'ils s'avèrent infructueux, des législatives anticipées devraient être convoquées, un scrutin à haut risque pour le gouvernement. Le parti de gauche radicale Syriza est en effet favori des sondages.

Cette élection est observée avec attention à Bruxelles et dans les principales capitales européennes, où le programme du Syriza suscite des réserves. La confrontation verbale entre le Premier ministre conservateur Antonis Samaras et Alexis Tsipras, chef du Syriza, a atteint le niveau maximal ces derniers jours.

Antonis Samaras a brandi le spectre de la sortie de la Grèce de l'euro en cas d'une victoire du Syriza en estimant que le vote en faveur de Stavros Dimas était "un choix pour éviter une aventure politique qui pourrait s'avérer fatale à l'évolution européenne du pays".

De son côté, Alexis Tsipras a qualifié dimanche Antonis Samaras de "Premier ministre du chaos" en indiquant qu'il était capable de "mettre en scène une fuite des capitaux" pour attiser la peur des électeurs.

Le gouvernement compte sur les indépendants

Le gouvernement ne s'attend pas à l'élection d'un président avant le troisième tour, le 29 décembre, un vote qui requiert une majorité abaissée à 180 députés. Il compte sur les députés indépendants et les alliances avec certains parlementaires.

Le vice-Premier ministre Evangelos Venizelos, chef des socialistes Pasok, a appelé "au consensus des députés du camp démocratique". "Nous avançons jusqu'au troisième tour (...) en tentant de se rapprocher des partis du camp démocratique, conclure la négociation avec les créanciers ; les élections (générales) seraient nuisibles aux intérêts grecs", a-t-il lancé mercredi devant son groupe parlementaire.

AFP

 

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