ÉCONOMIE

CGT : Thierry Lepaon se défend mais ne démissionne pas

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT.
Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. Joel Saget, AFP

Après les révélations sur les frais de rénovation de son appartement et de son bureau, ainsi que sur ses indemnités, le secrétaire général de la CGT se défend. Il refuse de céder aux appels à la démission et accuse des fuites organisées.

Publicité

Après plus d'un mois et demi de polémique, ayant entraîné des appels à la démission de la part de plusieurs fédérations, Thierry Lepaon a décidé de sortir de son silence en accordant plusieurs interviews dans les médias français vendredi 19 décembre.

Le secrétaire général de la CGT reste très fragilisé depuis les révélations sur les frais de rénovation de son appartement de fonction et de son bureau, ainsi que sur les indemnités qu’il aurait touchées.

>> À lire sur France 24 : "La CGT rénove à grands frais l'appartement de son secrétaire général"

Dans l’entretien qu’il a accordé au Parisien vendredi, il a déclaré qu’il ne démissionnerait pas. "La question ne se pose pas en ces termes", a-t-il expliqué. "Personnellement, j’ai trois mots clés : l’honnêteté, la loyauté et la transparence" a répété le dirigeant syndical dans les pages du quotidien français.

Certains l’accusent de vouloir gagner du temps en attendant la prochaine réunion de la commission exécutive de la CGT le 6 janvier pour se prononcer sur une éventuelle démission. À ceux-là, il répond : "Ce n’est pas pour gagner du temps, mais pour respecter les procédures internes. Mon but est de rassembler la CGT. Si je n’y arrive pas, j’en tirerai les conséquences…"

Il dénonce des fuites internes organisées

Sur France Info, Thierry Lepaon a également parlé de fuites organisées au sein même de son syndicat. "Quelqu'un dans la maison confédérale, ou un groupe de personnes," a décidé de "porter atteinte à l'honnêteté de Thierry Lepaon", a-t-il affirmé. Selon lui, des personnes "ont décidé de transmettre à la presse des documents comptables". S'ils voulaient plus de "transparence à la CGT, ils pouvaient faire tout à fait autrement : saisir la commission financière et de contrôle, saisir la commission exécutive confédérale, le bureau confédéral ou en parler au secrétaire général", a énuméré le patron du premier syndicat de France.

"Je ne veux pas rentrer dans une chasse aux sorcières", a-t-il toutefois souligné, rappelant la situation difficile traversée par la CGT depuis plusieurs mois.

"Tous ceux qui me connaissent savent que je vis modestement, je n'ai pas un train de vie différent de celui des salariés dans notre pays, pas d'œuvre d'art chez moi, pas de voiture de luxe, pas de bateau", s'est-il également défendu à l’antenne.

Une réunion extraordinaire du Comité confédéral national, le "parlement" de la confédération, seule instance habilitée à révoquer le secrétaire général, a été convoquée pour le 13 janvier. Si Thierry Lepaon ne démissionne pas d’ici là, le sort du secrétaire général de la CGT devrait se sceller lors de cette ultime échéance.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine