CORÉE DU NORD

Piratage de Sony : Obama baisse d'un ton mais reste ferme envers Pyongyang

Le président américain Barack Obama le 19 décembre 2014, à la Maison Blanche.
Le président américain Barack Obama le 19 décembre 2014, à la Maison Blanche. Brendan Smialowski, AFP

Barack Obama a modéré le ton dans l'affaire du piratage informatique contre Sony Pictures dont est accusé Pyongyang, tout en indiquant que Washington pourrait placer à nouveau la Corée du Nord sur la liste des États soutenant le terrorisme.

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"Non, je ne pense pas que cela ait été un acte de guerre. Je pense que c'était un acte de cyber-vandalisme qui a été très coûteux", a déclaré le président américain Barack Obama, à propos de la cyberattaque dont ont été victimes les studios Sony. Il s'exprimait dans le cadre d'un entretien diffusé dimanche 21 décémbre par CNN, mais réalisé vendredi, avant son départ pour Hawaï en vacances.

"Nous le prenons très au sérieux et notre réponse sera proportionnée", a ajouté le chef d'État. Sans directement lier ses propos au piratage, Barack Obama a néanmoins indiqué que les États-Unis allaient étudier la possibilité de remettre la Corée du Nord sur leur liste des États soutenant le terrorisme, dont elle a été retirée en 2008.

La décision américaine de retrait de la liste avait été prise après que Pyongyang ait promis d'ouvrir ses installations nucléaires aux inspecteurs internationaux.

Washington accuse la Corée du Nord d'être responsable de l'attaque contre Sony Pictures, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de "L'interview qui tue !", une comédie sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Les États-Unis menacés de représailles en cas de sanction

M. Obama a répété que Sony n'aurait pas dû annuler la sortie du film. "Si nous établissons un précédent où un dictateur peut perturber en la piratant la chaîne de distribution d'une compagnie et ses produits, nous commençons à nous censurer nous-mêmes et c'est un problème", a indiqué le président.

De son côté, la Corée du Nord a menacé de représailles la Maison Blanche et d'autres cibles américaines, en cas de sanctions.

La Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), citée par l'agence de presse officielle nord-coréenne, a déclaré que l'armée et le peuple de Corée du Nord étaient "tout à fait prêts à une confrontation avec les États-Unis, dans tous les espaces de conflit, y compris dans les espaces de cyber-guerre afin de faire exploser ces citadelles".

Pyongyang n'a pourtant eu de cesse de démentir avoir quoi que ce soit à voir avec le piratage et a proposé une "enquête conjointe", refusée par Washington.

L'attaque a paralysé le système informatique de la compagnie et s'est accompagnée de la diffusion en ligne de cinq films du studio dont certains pas encore sortis, des données personnelles de 47 000 employés, de documents confidentiels comme le script du prochain James Bond, et une série d'emails très embarrassants pour les dirigeants de Sony.

>> À lire sur France 24 : Grand déballage de potins à Hollywood après le piratage de Sony Pictures

Le FBI a imputé l'attaque du 24 novembre revendiquée par le GOP (Guardians of peace) à la Corée du Nord.

Le piratage et cette annulation pourraient coûter un demi-milliard de dollars au studio, selon des experts.

Avec AFP
 

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