FRANCE

Un déséquilibré fauche 11 piétons à Dijon au cri d'"Allah Akbar"

Un policier relève des preuves du passage de l'automobiliste à Dijon.
Un policier relève des preuves du passage de l'automobiliste à Dijon. Arnaud Finistre, AFP

Un automobiliste a été placé en garde à vue dimanche soir, après avoir foncé délibérément sur des passants à Dijon et blessé onze d'entre eux. L'homme jugé "déséquilibré" aurait crié "Allah Akbar" au moment des faits.

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Un automobiliste, déjà connu des services de police, a volontairement fauché onze passants, dans la soirée de dimanche 21 décembre, à Dijon (Côte-d'Or) au cri d'"Allah Akbar" ("Dieu est grand", en arabe) selon des témoins.

Ce quadragénaire jugé "déséquilibré" a été interpellé et placé en garde à vue au terme d'une course-poursuite dans les rues dijonnaises, ont indiqué des sources policières. "Vers 20 heures, à Dijon, un véhicule a délibérément percuté des passants, en plusieurs endroits de la ville", a détaillé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. La scène a duré près d'une demi-heure. Neuf personnes ont été légèrement blessées et deux autres plus sérieusement.

Sur un carrefour du centre-ville, près de la place Wilson, où des victimes ont été renversées, quelques traces de sang, recouvertes de sable par les pompiers, témoignent encore de la violence de l'incident, ont constaté dimanche soir des journalistes de l'AFP.

Prudence du gouvernement, un "déséquilibré suivi en hôpital psychiatrique"

Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve s'est rendu sur place, lundi matin, pour rencontrer les victimes.  Il a affirmé que les motivations du conducteur n'étaient pas "encore établies". "J'appelle chacun à ne pas tirer de conclusions hâtives à la suite de ces agissements", a-t-il déclaré. Même prudence du côté du président de la République François Hollande, qui a appelé à "l'extrême vigilance".

 

Le forcéné, né en 1974, "présente le profil d'un déséquilibré et serait suivi en hôpital psychiatrique", a indiqué une source proche de l'enquête. Reste à éclaircir ses revendications, encore floues. Selon les premiers témoignages reccueillis sur place, l'homme a dit avoir agi "pour les enfants de la Palestine".

Cet accident survient au lendemain d'une attaque à l'arme blanche contre des policiers à Joué-les-Tours.

"Cette attaque [à Joué-les-Tours] coïncide avec une vidéo officielle qui a été diffusée par l’EI [organisation de l'État islamique] il y a moins de 24 heures dans laquelle un Francais qui s’exprime en français depuis l’Est syrien appelle à des attaques en France. C’est la troisième vidéo "officielle" du genre où on voit des Français appeler à des attaques en France", a indiqué Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes.

Avec AFP 

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