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Al-Jazira ferme son antenne égyptienne

Une newsroom de la chaîne qatarie Al-Jazira en 2013.
Une newsroom de la chaîne qatarie Al-Jazira en 2013. Stan Honda, AFP archives

La chaîne de télévision Al-Jazira a annoncé lundi la fermeture "provisoire" de son antenne égyptienne. Une concession de Doha qui marque la suite d'un réchauffement des relations diplomatiques entre le Qatar et l'Égypte.

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Le dégel des relations diplomatiques entre le Qatar et l’Égypte aura eu un nouvel effet : la chaîne qatarie Al-Jazira a annoncé, lundi 22 décembre, la fermeture "provisoire" de son antenne égyptienne, accusée par Le Caire de fournir une couverture de l'actualité favorable aux Frères musulmans. Ces critiques ont même conduit à l’arrestation, en décembre 2013, de plusieurs de ses journalistes, toujours en prison aujourd'hui.

Al-Jazira Mubasher-Misr (Al-Jazira Direct-Égypte, NDLR) a "cessé provisoirement d'émettre jusqu'à ce que les autorisations nécessaires soient délivrées pour son retour au Caire en coordination avec les autorités égyptiennes", explique la chaîne basée à Doha sur son site Internet.

Si les autorisations sont délivrées, l'antenne émettra de nouveau, mais avec une nouvelle formule. Elle ne sera plus Mubasher-Misr (Direct-Egypte), mais elle fusionnera avec une autre, émettant également en direct, et deviendra Al-Jazira Mubasher Al-Amma (générale).

Une concession du Qatar à l’Égypte de Sissi

La décision d’Al-Jazira survient au lendemain d'une déclaration du Qatar exprimant son "soutien total" à l'Égypte. La veille, le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi avait rencontré un émissaire de Doha dans le cadre d'efforts initiés par l'Arabie saoudite pour améliorer les relations entre les deux pays. Le Caire et Doha se sont en effet brouillés après la destitution par l'armée égyptienne en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, que soutenait l'émirat.

Al-Jazira n'avait eu de cesse de dénoncer l'éviction de l’ex-président islamiste, tandis que les médias égyptiens accusaient les autorités qataries de soutenir les Frères musulmans, dont elles ont accueilli plusieurs dirigeants ayant fui la répression en Égypte.

En juin, Peter Greste, Mohamed Fahmy et Baher Mohamed, trois journalistes de la chaîne, ont été condamnés à sept ans de prison par un tribunal égyptien. Ils ont été reconnus coupables de soutient aux Frères musulmans, organisation aujourd'hui qualifiée de "terroriste" en Égypte.

Riyad, Abou Dhabi et le Bahreïn avaient également accusé le Qatar de déstabiliser la région par son soutien aux Frères musulmans et d'accorder l'asile à des opposants islamistes hostiles à leurs régimes.Toutefois, en septembre, sept membres dirigeants de l'organisation ont été priés de quitter le pays, qui a ainsi cédé aux pressions des autres pays du Golfe.

Selon le quotidien saoudien Asharq al-Awsat, un sommet est attendu à Riyad entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et l'émir du Qatar, sous les auspices du roi Abdallah.

Avec AFP

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