ÉLECTION

Présidentielle : au second tour, la Grèce n'a toujours pas de président

AFP

Stavros Dimas, le candidat du gouvernement grec, crédité de 168 voix, n'a pas réussi à récolter les 200 voix parlementaires nécessaires à son élection, lors du second tour de la présidentielle. Un troisième tour se tiendra le 29 décembre.

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Le candidat de la coalition gouvernementale grecque, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, n’a pas pu être élu par le Parlement, mardi 23 décembre, lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Il n’a recueilli que 168 voix – soit huit de plus que le premier tour - alors qu’il lui en aurait fallu au moins 200 pour atteindre la magistrature suprême.

Un troisième tour se tiendra donc le 29 décembre. Ce jour-là, le seuil d’éligibilité sera abaissé à 180 voix. Si Stavros Dimas n'est toujours pas élu, le Parlement sera alors automatiquement dissous et des élections législatives seront convoquées pour le début de l'année 2015, fin janvier ou début février.

La Bourse d’Athènes était en recul de près de 2,6 % à 11h10 GMT, après l’annonce du résultat du vote. Un recul dû à la crainte des marchés de voir le parti de gauche anti-austérité Syriza, en tête des sondages, remporter ces élections législatives.

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Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a dit son espoir que son poulain Dimas puisse être élu au troisième tour, afin d’éviter l'"aventure". "J’espère [que] nous éviterons un danger national", a-t-il déclaré aux journalistes. Antonis Samaras a joué gros en avançant de deux mois la date de la présidentielle, qui devait normalement se tenir en février et non pas en décembre.

Quant à Alexis Tsipras, le chef de file de Syriza, il a estimé que des élections législatives anticipées seraient inévitables en 2015. "Avec la nouvelle année, notre pays va tourner la page par un vote populaire fort en faveur de véritables négociations (sur le plan d’aide à la Grèce). Soyons optimistes, ça marchera", a-t-il déclaré.

Avec AFP et Reuters
 

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