SOUDAN

Khartoum expulse deux responsables de l’ONU pour "insulte" et "partialité"

Le palais présidentiel, à Khartoum.
Le palais présidentiel, à Khartoum. Ebrahim Hamid, AFP

Le Soudan a exigé, jeudi, le départ de deux responsables des Nations unies. L’un, Ali Zaatari, aurait "insulté" le pays et l’autre, Yvonne Helle, se serait montrée "partiale" contre son gouvernement. Ban Ki-moon juge la décision "inacceptable".

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Le Soudan a indiqué vendredi 26 décembre avoir demandé à deux responsables de l’ONU de quitter son territoire, estimant que l’un d’eux avait "insulté" le pays et que l’autre s’était montrée "partiale" contre le gouvernement. Il s’agit du coordinateur de l’ONU et du programme humanitaire au Soudan, Ali Zaatari, et de la directrice pour le Soudan du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Yvonne Helle.

Ali Zaatari aurait "insulté le peuple du Soudan et ses dirigeants politiques lors d'un entretien accordé à un journal norvégien", a indiqué un communiqué du ministre soudanais des Affaires étrangères. Selon The Sudan Media Centre, site Internet proche du pouvoir, Ali Zaatari a dit lors de cette interview que les Soudanais "reposent sur l'aide humanitaire que nous [l'ONU] leur donnons" et qu'il était "contraint" de travailler avec le président Omar el-Béchir, réclamé par la Coup pénale internationale notamment pour crimes contre l'humanité au Darfour. Le responsable a confirmé avoir été interviewé mais a nié les propos qui lui sont attribués.

Décision "inacceptable"

Par ailleurs, selon le communiqué, Yvonne Helle s’est montrée "très partiale contre le gouvernement soudanais" et a "traité ses dirigeants avec arrogance". La responsable néerlandaise aurait "mis fin au soutien logistique et financier de nombreux projets et plans stratégiques" sans consulter le gouvernement.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a jugé cette décision "inacceptable". Elle survient alors que Khartoum a demandé à la mission conjointe de l’ONU et de l’Union africaine "une stratégie de sortie" du Darfour. La mission commune avait pour but d’enquêter sur des allégations de viol collectif impliquant l’armée, ce qui avait provoqué la colère de Khartoum.

Avec AFP
 

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