FRANCE

Le chauffard de Nantes était excessivement alcoolisé

La police inspecte les lieux du Drame sur le marché de Noël de Nantes, le 22 décembre 2014.
La police inspecte les lieux du Drame sur le marché de Noël de Nantes, le 22 décembre 2014. Georges Gobet, AFP

Les expertises toxicologiques sur le chauffard qui a fauché dix piétons sur le marché de Noël lundi à Nantes, ont révélé un taux de 1,80 g d'alcool par litre de sang. Une alcoolémie près de quatre fois supérieure à la limite autorisée en France.

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Le conducteur qui a fauché dix piétons sur le marché de Noël lundi à Nantes, dont l'un est décédé, avait 1,80 g d'alcool par litre de sang lors des faits, soit près de quatre fois la limite autorisée, a-t-on appris vendredi 26 décembre de source policière.

Originaire de Charente-Maritime, le chauffard était toujours hospitalisé vendredi matin, placé sous surveillance policière en attendant d'être interrogé en garde à vue par les enquêteurs. Il s'était sérieusement blessé en s'assenant plusieurs coups de couteau, après avoir percuté la foule avec une camionnette blanche, en plein centre de Nantes. L'homme de 37 ans n'a aucun rapport avec la mouvance islamique, avait indiqué la procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, quelques jours plus tôt.

Un des piétons fauchés, Virgile, 25 ans, a succombé mardi à ses blessures et une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat a été ouverte par le parquet de Nantes.

Un taux de 1,80 g d'alcool par litre de sang

La procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, avait évoqué mardi les problèmes d'alcoolisme du chauffard qui n'était semble-t-il pas "suivi sur le plan psychiatrique". "Son état se serait détérioré ces dernières semaines", avait-elle précisé, ajoutant que l'homme vivait seul et avait travaillé dans le secteur du jardinage.

Les expertises toxicologiques ont finalement révélé un taux de 1,80 g d'alcool par litre de sang, alors que le maximum autorisé au volant en France est de 0,5 g.

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Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l'agression, contenant "des propos pour le moins confus", selon la procureure. L'homme y dit "sa haine de la société" et évoque "un risque d'être tué par les services secrets". Il écrit aussi que "sa famille le dénigrait sur Internet", avait indiqué Brigitte Lamy, ajoutant qu'il avait porté plainte le 12 décembre contre sa famille.

Confusion autour de l’expression "Allah Akbar"

La procureure de la République de Nantes avait aussi annoncé mardi que l'attaque n'était pas un acte terroriste, précisant "qu'aucun propos à connotation religieuse n'a été prononcé par l'individu" lorsqu'il a foncé dans la foule au volant de sa fourgonnette.

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Après le drame de Dijon, où un précédent chauffard, lui aussi atteint de troubles psychiatriques, avait foncé sur des passants en criant "Allah Akbar" ("Dieu est grand", en arabe), certains témoins de l'attaque du marché de Noël à Nantes avaient déclaré à un média local avoir entendu quelqu'un pousser le même cri au moment de percuter les piétons avec sa camionnette.

Or l’agresseur n’a pas utilisé cette expression, c’est un témoin de la scène qui a invoqué Dieu, choqué par ce qui venait de se dérouler sous ses yeux, d’après RTL, qui a rencontré ce passant. "J'ai dit 'Allah Akbar, Dieu est grand, aide-nous'. C'est moi qui ai dit cela. Puis, des gens ont secouru ceux qui étaient par terre, et ça s'est passé très vite", a témoigné Mohammed, au micro de RTL.

Avec AFP

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