BAHREIN

Le chef de l’opposition bahreïnie chiite a été arrêté

Le 26 décembre, Cheikh Ali Salmane (au centre) prenait part à une manifestation de l'opposition, dans le village de Jannusan, à l'ouest de la capitale bahreïnie, Manama.
Le 26 décembre, Cheikh Ali Salmane (au centre) prenait part à une manifestation de l'opposition, dans le village de Jannusan, à l'ouest de la capitale bahreïnie, Manama. Mohamed Al-Shaikh, AFP

Cheikh Ali Salmane, chef du principal groupe de l’opposition chiite au Bahreïn, a été arrêté dimanche. Le ministère de l’Intérieur l’avait interrogé plus tôt sur "des violations des dispositions de la loi".

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Cheikh Ali Salmane, le leader d’Al-Wefaq, principal groupe d’opposition chiite au Bahreïn, a été arrêté dimanche 28 décembre, a indiqué son groupe dans un communiqué. Le ministère de l’Intérieur l’avait convoqué dans la matinée pour l’interroger sur "des violations des dispositions de la loi", sans préciser desquelles il s’agissait.

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Al-Wefaq a réclamé dans son communiqué "la libération immédiate" de son chef et prévenu que son arrestation était "une aventure grave et [aux conséquences] incalculables".

"Incitation à la haine contre le régime"

L’avocat du cheikh Salmane, Abdallah al-Chamlane, a affirmé plus tôt que son client était accusé d'"incitation à la haine contre le régime et d'appel à le renverser par la force". Par ailleurs, il a indiqué que la police criminelle lui aurait refusé le droit de voir le Cheikh Salmane pendant son interrogatoire.

La veille de son arrestation, le Cheikh Salmane avait été reconduit pour quatre ans à la tête du groupe Al-Wefaq, au terme d'un congrès général tenu pour se mettre en conformité avec la loi du royaume.

Le Bahreïn, pays allié des États-Unis au Moyen-Orient, est en proie depuis février 2011 à un mouvement de contestation mené par la population chiite, majoritaire dans le pays, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa à sa tête. L’opposition réclame une monarchie constitutionnelle.

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Avec AFP
 

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