CATASTROPHE AÉRIENNE

Vol AirAsia : qui est Tony Fernandes, leader de l’aviation low cost en Asie ?

Tony Fernandes (au centre) lors d'une conférence de presse d'urgence le 28 décembre.
Tony Fernandes (au centre) lors d'une conférence de presse d'urgence le 28 décembre. Juni Kriswanto, AFP

Alors qu’un avion de la compagnie AirAsia a disparu dimanche, le patron de la compagnie, Tony Fernandes, se trouve confronté à sa première crise majeure. Pendant ses 13 ans d’exercice, aucun incident n’avait entaché la progression de la compagnie.

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Tony Fernandes, le magnat malaisien à la tête de la compagnie AirAsia, dont un Airbus a disparu dimanche, est parfois comparé à Richard Branson, fondateur britannique du groupe Virgin.

Considéré comme le pionnier d’une révolution dans le ciel de l’Asie du Sud-Est, il acquiert la compagnie en 2001, après avoir travaillé pour Virgin dans les années 1980 puis pour Time Warner.

Rien ne prédestine alors cette petite compagnie, dotée de deux avions et 11 millions d'euros de dettes, à devenir leader du low cost en Asie. Tony Fernandes rachète AirAsia pour un ringgit symbolique et pour injecter de l'argent frais dans la compagnie, il met en gage sa maison.

Commandeur de la Légion d'honneur

En 2001, alors que les attentats du 11-Septembre ont secoué le secteur aérien, le patron d’AirAsia, qui arbore plus volontiers jeans et casquette que le costume-cravate, choisi comme slogan : "Désormais tout le monde peut voler"... Il mise sur l'essor de la classe moyenne en Asie et son envie de voyager.

Dès 2002, il fait d'AirAsia une entreprise rentable et en 2003 la dette est remboursée. Il installe ensuite des filiales dans toute l'Asie du Sud-Est et la compagnie dessert aijourd'hui environ 120 destinations.

À 50 ans, marié et père de deux enfants, Tony Fernandes est désormais crédité d'une fortune de 650 millions de dollars (530 millions d'euros) par le magazine spécialisé "Forbes", dont l'édition pour l'Asie l'avait nommé homme d'affaires de l'année en 2010. Il a été fait commandeur de la Légion d'honneur en 2013 par François Hollande. La compagnie Air Asia utilise uniquement des appareils Airbus, assemblés en France.

Grand choc

Tony Fernandes s’est rapidement exprimé sur Twitter dimanche alors que sa compagnie affrontait sa première crise avec la disparition de l'Airbus A320 qui assurait la liaison entre l'Indonésie et Singapour. "Merci pour vos pensées et vos prières. Nous devons rester forts", a-t-il posté sur le réseau social alors qu'il partait pour Surabaya, dans l'est de l'île de Java, d'où sont originaires la plupart des passagers. "Mes seules pensées vont aux passagers et à mon équipage", a-t-il ajouté.

"C'est évidemment un grand choc pour nous et nous sommes effondrés de voir ce qui s'est passé. C'est incroyable", a déclaré Tony Fernandes devant la presse après son arrivée à Surabaya. L'expert en aviation Shukor Yusof estime cependant que son esprit d'entreprise lui permettra de surmonter cette crise.

"Cet incident ne va pas atteindre l'esprit d'entreprise de Fernandes. C'est un incident malencontreux. AirAsia reste un transporteur à bas coûts solide, a déclaré cet expert d'Endau Analytics. Je pense que les gens vont soutenir AirAsia".

Avec AFP

 

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