ÉLECTION

La Grèce n'a toujours pas de président, législatives convoquées fin janvier

Si Dimas n'obtient pas 180 voix, la Grèce vivra des  élections législatives anticipées.
Si Dimas n'obtient pas 180 voix, la Grèce vivra des élections législatives anticipées. Aris Messinis, AFP

Les députés grecs ne sont pas parvenus lundi à élire un président de la République, précipitant l'organisation de législatives anticipées prévues le 25 janvier. Un scrutin qui pourrait porter au pouvoir le parti de la gauche radicale Syriza.

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Stavros Dimas, le candidat du gouvernement, n'a pas recueilli suffisamment de voix au Parlement, lundi 29 décembre, pour être élu président en Grèce, ce qui a contraint le Premier ministre Antonis Samaras à convoquer des élections législatives anticipées. Ce dernier a d'ores et déjà proposé qu'elles se tiennent le 25 janvier.

L'ancien commissaire européen a recueilli, au troisième et dernier tour de scrutin, 168 voix, comme au deuxième tour (après 160 au premier tour). Il lui en fallait 180 pour accéder à la magistrature suprême. Selon la Constitution, Antonis Samaras a dix jours pour dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives qui devraient avoir lieu dans les prochaines semaines.

Le parti de la gauche radicale

Le parti anti-austérité Syriza, qui veut renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à la Grèce par l'Union européenne et le FMI, est en tête dans les intentions de vote aux législatives avec, selon un sondage Alco publié samedi, 28,3 % contre 25 % pour Nouvelle démocratie, le parti de Samaras.

De son côté, le Fonds monétaire international a annoncé qu'il reprendrait les discussions sur l'aide à la Grèce une fois qu'un nouveau gouvernement sera mis en place à l'issue des élections législatives anticipées du mois prochain, a déclaré lundi le porte-parole du FMI Gerry Rice, ajoutant qu'Athènes n'avait pas besoin de financements dans l'immédiat.

En réponse à cette instabilité politique, la bourse d'Athènes creusait ses pertes après le résultat du troisième tour de la présidentielle, chutant de 11 % avant de clôturer à -3,9 %.

Avec AFP

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