FRANCE

SOS Médecins rejoint le mouvement de grève des généralistes

Des médecins manifestent le 23 décembre 2014 à Lyon.
Des médecins manifestent le 23 décembre 2014 à Lyon. Jean-Philippe Ksiazek, AFP

Le mouvement de contestation du milieu médical entre dans sa deuxième semaine. Après les urgentistes et les généralistes, SOS Médecins rejoint ce lundi les médecins libéraux, opposés à la généralisation du tiers-payant.

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L’association SOS médecins rejoint à partir du lundi 29 décembre le mouvement de grève du milieu médical qui entre dans sa deuxième semaine de mobilisation. À partir de 8 h et jusqu'à mercredi, ces professionnels participeront au mouvement d'interruption des médecins libéraux, pour fustiger les pouvoirs accrus conférés dans un projet de loi aux directeurs des agences régionales de santé.

Ces derniers pourraient en effet décider, selon SOS Médecins, qu’il n’y a plus besoin de médecin libéral la nuit et donc d’orienter les malades vers les urgences. Comme les médecins libéraux, l'association est aussi opposée à la généralisation du tiers payant, un dispositif prévu par le projet de loi santé qui est "matériellement hyper compliqué", comme l’explique Dominique Ringard, le président de SOS Médecins.

La colère des blouses blanches

Le mouvement de contestation avait été lancé le 22 décembre par les urgentistes qui réclamaient de meilleures conditions de travail. Ils avaient ensuite levé leur préavis 24 heures plus tard, après avoir trouvé un accord avec le ministère de la santé.
Le mécontentement s’est ensuite étendu aux généralistes, puis aux spécialistes, qui critiquent également le projet de loi santé.

Ils remettent en cause la généralisation du tiers payant d'ici à 2017, une mesure "inutile", "coûteuse" et "irréaliste", selon le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF, généralistes et spécialistes) Jean-Paul Ortiz. "Les plus pauvres bénéficient déjà d'une dispense d'avance de frais lors des consultations, et les contraintes techniques du dispositif sont trop lourdes", affirme-t-il. Les généralistes demandent par ailleurs une consultation à 25 euros, tandis que les spécialistes réclament la revalorisation des actes.

D’après MG-France, un syndicat de médecins, entre 40 et 80 % des généralistes vont ainsi fermer leurs cabinets dans les trois jours à venir. Chez les spécialistes, la participation dépasse les 80 % selon la CSMF, autre principal syndicat.

La semaine dernière, le ministère de la santé avait réaffirmé qu'il n'y avait "aucune difficulté particulière dans la prise en charge des malades" sur l'ensemble du territoire et évoqué une fréquentation des urgences "stable par rapport à ce qui a été observé pendant la même période les précédentes années".

Avec AFP

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