PROCHE-ORIENT

Mahmoud Abbas se tourne vers la CPI après son échec à l'ONU

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas AFP

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a signé mercredi une demande d’adhésion à la Cour pénale internationale (CPI). Une signature qui permettrait aux Palestiniens de poursuivre en justice Israël pour "crimes de guerre".

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Au lendemain du rejet d'une résolution palestinienne à l'ONU sur un accord de paix avec Israël, le président Mahmoud Abbas a signé mercredi 31 décembre une demande d'adhésion palestinienne à la Cour pénale internationale (CPI).

Outre cette demande  Abbas a également signé une dizaine d’autres conventions internationales lors d'une réunion retransmise en direct à la télévision officielle. L'adhésion au tribunal de La Haye, une fois entérinée dans un délai d'environ deux mois, permettrait la saisie de la CPI pour enquêter dans le cadre du conflit israélo-palestinien. En clair, elle permettrait aux Palestiniens de poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale.

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Avec cette signature, les Palestiniens ont donc mis leur menace à exécution. Ils avaient déclaré qu’ils rejoindraient un certain nombre d'organisations internationales si leur résolution onusienne prévoyant un règlement du conflit avec Israël sous un an, puis un retrait des Territoires occupés avant la fin 2017, n’aboutissait pas.

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Les conventions signées par Mahmoud Abbas portent notamment sur les "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité", les armes à sous-munitions, la protection des personnes et d'autres domaines susceptibles d'être utilisés dans la future offensive judiciaire que les Palestiniens menacent d'entamer.

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Israël et les États-Unis sont fermement opposés à une telle adhésion. L'État hébreu a averti mercredi que cette signature se retournerait contre les Palestiniens. "Celle qui a le plus à craindre (de la CPI), c'est l'Autorité palestinienne, qui a formé un gouvernement avec le Hamas, une organisation reconnue comme terroriste et qui, comme l'organisation de l'État islamique, commet des crimes de guerre", a réagi le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué. 

Avec AFP et Reuters

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