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NATIONS UNIES

ONU : la résolution palestinienne échoue au Conseil de sécurité

Les Nations unies, à New York.
Les Nations unies, à New York. Monika Graff, AFP
3 min

La résolution palestinienne portant sur un accord de paix avec Israël a été rejetée par le Conseil de sécurité de l'ONU. La France, la Chine et la Russie ont voté pour alors que l'Australie et les États-Unis s'y sont opposés.

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Au lendemain de la soumission par les Palestiniens de leur projet de résolution pour obtenir l’indépendance de leur État, le texte a été rejeté mardi 30 décembre par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette résolution a obtenu 8 voix pour, deux voix contre et cinq abstentions, alors qu'elle devait réunir 9 voix, sur les 15 du Conseil, pour être adoptée. L'Australie et les États-Unis, proches alliés d'Israël, ont voté contre, tandis que la France, la Chine, la Russie, l'Argentine, le Tchad, le Chili, la Jordanie et le Luxembourg ont apporté leur soutien à la résolution. Cinq pays, dont le Royaume-Uni, se sont pour leur part abstenus.

Ce texte prévoyait notamment un accord de paix d'ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. Des modifications y avaient été apportées lundi. Les amendements prévoyaient Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d'un État palestinien, alors que la première mouture présentée le 17 décembre proposait de faire de la ville une capitale commune aux Israéliens et aux Palestiniens. Cette nouvelle version mentionnait également le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l'arrêt de la colonisation israélienne et rappellait le caractère illégal du mur de séparation.

Opposition des États-Unis

Les Américains avaient d'emblée rejeté ce texte. "Cette résolution encourage les divisions et non un compromis", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power. Cette dernière a défendu la position de Washington qui est de favoriser des pourparlers directs, estimant que "la paix viendra de choix et de compromis difficiles atteints à une table de négociations".

Les États-Unis n'ont toutefois pas eu besoin d'exercer leur droit de veto, dont ils se sont souvent servis pour bloquer des résolutions défavorables à Israël. Celui-ci risquait de provoquer la colère des pays arabes alliés des États-Unis dans la coalition qui combat les jihadistes de l'État islamique en Syrie et en Irak.

De son côté, la France a soutenu le texte "poussée par l'urgence à agir", a affirmé devant le Conseil son ambassadeur François Delattre, exprimant sa déception que les efforts pour négocier un texte susceptible de faire consensus aient échoué.

Depuis Bruxelles, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a estimé que le résultat du vote soulignait "une fois de plus l'urgence d'une reprise de véritables négociations entre les parties et la nécessité pour la communauté internationale de se concentrer sur des résultats concrets" pour parvenir à un accord final.

Suite à ce vote, le représentant palestinien à l'ONU Riyad Mansour a accusé le Conseil de n'avoir pas su prendre ses responsabilités et promis de chercher ailleurs l'obtention d'une reconnaissance de la Palestine. "Les Palestiniens et le monde ne peuvent plus attendre. Ce message, en dépit de l'issue regrettable d'aujourd'hui, est tout à fait clair", a-t-il déclaré devant le Conseil.

Les responsables palestiniens se réuniront mercredi 31 décembre pour décider de la suite à donner au vote. Ces derniers avaient déjà déclaré qu'en cas de rejet de leur résolution, ils chercheraient notamment à rejoindre la Cour pénale internationale afin qu' Israël soit mis en accusation pour crimes de guerre à Gaza.  

Avec AFP

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