JUSTICE

Le terroriste présumé Al-Libi décède avant son procès aux États-Unis

Nazih Abdul Hamed Al-Raghie, alias Abou Anas al-Libi.
Nazih Abdul Hamed Al-Raghie, alias Abou Anas al-Libi. AFP

Un membre présumé d'Al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, capturé en 2013 à Tripoli par les forces spéciales américaines, est décédé dix jours avant son procès. Il était inculpé pour les attentats d'Afrique de l'Est en 1998.

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Abou Anas al-Libi, le Libyen accusé par Washington d'avoir pris part aux attentats d'Al-Qaïda contre deux ambassades américaines d'Afrique de l'Est en 1998 et dont le procès devait s'ouvrir le 12 janvier, est décédé vendredi à New York.

Traqué pendant plus de 15 ans et finalement capturé en 2013 à Tripoli par les forces spéciales américaines, le terroriste présumé était âgé de 50 ans et atteint d'un cancer du foie. Selon son avocat Bernard Kleinman, son état s'était détérioré ces dernières semaines.

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed Al-Raghie, avait longtemps figuré sur la liste des hommes les plus recherchés du FBI, qui avait offert une récompense de cinq millions de dollars pour son arrestation. Avant de rallier le réseau d'Al-Qaïda, il était membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl), qui avait pour objectif de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le remplacer par un État islamique radical.

En 2 000, à New York, il avait notamment été inculpé de "complot visant à tuer des citoyens américains" et "complot visant à détruire des bâtiments et propriétés des États-Unis". Selon l'acte d'accusation, il avait mené, dès 1993, des opérations de surveillance "visuelle et photographique" de l'ambassade américaine à Nairobi.

Son procès et celui du Saoudien Khalid al-Fawwaz, arrêté en Grande-Bretagne en 1999, devait initialement démarrer le 3 novembre, mais avait été reporté au 12 janvier à la demande de la défense. Un troisième suspect, l'Égyptien Adel Abdel Bary, qui devait être jugé avec eux, avait plaidé coupable en septembre.

Les attentats revendiqués par Al-Qaïda avaient visé simultanément le 7 août 1998 les ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et à Dar es Salaam (Tanzanie). Ils avaient fait 213 morts, dont 12 Américains, et plus de 5 000 blessés à Nairobi, et 11 morts et 85 blessés à Dar es Salaam.

Avec AFP

 

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