NIGERIA

Quarante jeunes hommes enlevés dans le nord-est du Nigeria

Capture d'écran d'une vidéo de propagande diffusée par  Boko Haram le 9 novembre 2014.
Capture d'écran d'une vidéo de propagande diffusée par Boko Haram le 9 novembre 2014. AFP

Le soir du Nouvel An, quarante jeunes hommes ont été enlevés dans le nord-est au Nigeria par des dizaines de membres présumés du groupe armé islamiste Boko Haram. Selon des habitants de l'État de Borno, l'objectif serait d'en faire des combattants.

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Le soir du Nouvel an, quarante garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 23 ans ont été enlevés par des dizaines d'insurgés dans le village de Malari, dans le nord-est du Nigeria, et emmenés dans la forêt, selon les habitants du village qui ont pris la fuite. Les ravisseurs sont des membres présumés du groupe armé islamiste Boko Haram.

La nouvelle de cet enlèvement n'a été connue que dans la nuit de vendredi, quand des habitants ont réussi à atteindre Maiduguri, la capitale de l'État de Borno. Les télécommunications ont en effet été rendues très difficiles dans une région qui est le théâtre d'attaques quasi quotidiennes, avec la destruction progressive des antennes et poteaux téléphoniques par les insurgés islamistes.

"Ils sont arrivés armés à bord de pick-up et ont rassemblé tous les hommes devant la maison du chef du village. Ils nous ont tenu des discours religieux avant de choisir 40 de nos garçons et de les emmener", a déclaré un des habitants du village, Bulama Muhammad.

"Nous pensons qu'ils vont les utiliser comme soldats"

Le village de Malari est situé à vingt kilomètres de la forêt de Sambisa, près de la ville de Gwoza, qui avait était investie en juin dernier par Boko Haram, et intégrée au "califat" que le groupe islamiste a déclaré avoir instauré dans le nord-est du Nigeria.

"Mes deux fils et trois de mes neveux sont parmi les garçons enlevés par les combattants de Boko Haram, et nous pensons qu'ils vont les utiliser comme soldats", a expliqué M. Muhammad.

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"Quand nous avons appris l'enlèvement des 40 garçons de Malari, nous avons décidé de fuir, parce que nous risquions d'être leur prochaine cible", a déclaré Alaramma Babagoni, du village voisin de Mulgwi.

L'armée nigériane stationnée à Maiduguri n'a pas souhaité commenté cet enlèvement dans l'immédiat.

Boko Haram détient toujours plus de 200 jeunes filles kidnappées en avril dans leur lycée de Chibok, dans l'État de Borno.

Avec AFP

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