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À Perpignan, les bancs supprimés pour "lutter contre les nuisances nocturnes"

Un membre de l'association Frene66 désigne l'endroit où un banc public a été enlevé à Perpignan.
Un membre de l'association Frene66 désigne l'endroit où un banc public a été enlevé à Perpignan. Raymond Roig, AFP

Une association écologiste des Pyrénées-Orientales s’est insurgée lundi contre une décision de la mairie de Perpignan de supprimer les bancs publics. Une mesure qui vise directement les SDF selon elle.

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L'association écologiste des Pyrénées-Orientales Frene66, branche locale de France Nature Environnement, a dénoncé lundi 5 janvier la disparition récente à Perpignan de la plupart des bancs publics, accusés de favoriser les réunions de SDF.

"Il y avait déjà peu de bancs à Perpignan, mais au cours du dernier mois, ce sont plusieurs dizaines de places qui ont été supprimées nuitamment", a assuré le président de l'association écologiste, Marc Maillet.

Selon lui, au moins une plainte concernant des regroupement de SDF autour de certains bancs de la ville a été enregistrée. "Si on ne voit plus les pauvres, cela ne voudra pas dire qu'il n'y a plus de pauvreté", a-t-il ajouté.

L’association a publié sur son site Internet des photos montrant des espaces de la ville dépourvus de bancs.

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La mairie de Perpignan confirme, mais nie stigmatiser les SDF

Interrogé lundi par l'AFP, Pierre Parrat, adjoint au maire Jean-Marc Pujol (UMP) en charge de l'urbanisme et de l'aménagement, a récusé tout systématisme, revendiquant seulement la volonté de "modifier des aménagements pouvant générer des nuisances".

La municipalité a par ailleurs confirmé avoir "supprimé cinq ou six bancs [sur une allée] car les associations de riverains dénonçaient des nuisances nocturnes venant de toutes sortes de gens, et pas seulement de SDF".

Des bancs à une place, destinés au repos, "et non à l’entassement" devraient bientôt être installés selon l’adjoint au maire.

Cette décision qui vise indirectement les SDF est la deuxième du genre à faire polémique en deux semaines en France : la veille de Noël à Angoulême, la pose de grillages sur des bancs placés devant une galerie commerçante avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Les grillages avaient été retirés "provisoirement" dès le 26 décembre.

Avec AFP

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