FOOTBALL

Le prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie candidat à la présidence de la Fifa

Vice-président de la Fifa depuis janvier 2011, le prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie, a annoncé mardi 6 janvier sa candidature.
Vice-président de la Fifa depuis janvier 2011, le prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie, a annoncé mardi 6 janvier sa candidature. AFP

L'actuel vice-président de la Fifa, le prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie, a annoncé mardi sa candidature à la présidence de la fédération. Il sera opposé au sortant, le Suisse Joseph Blatter, et au Français Jérôme Champagne.

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Le prince jordanien Ali Bin al-Hussein, vice-président de la Fifa et représentant de l'Asie, a annoncé mardi 6 janvier son intention de présenter sa candidature à la présidence de la fédération internationale de football. "Je me porte candidat à la présidence de la Fifa parce que j'estime qu'il est temps de sortir des polémiques internes pour revenir au sport", a déclaré le prince sur son compte Twitter. "Cela n'a pas été une décision facile. Elle est le fruit d'une longue réflexion et de nombreuses discussions avec des collègues respectés au sein de la Fifa ces derniers mois", a-t-il expliqué.
 

Le fils du roi Hussein de Jordanie et de la reine Alia a implicitement éreinté la gestion controversée de Sepp Blatter, qui l'avait pourtant soutenu à intégrer la gouvernance de la Fifa, en 2011. Le football mondial, a-t-il dit, "mérite une gouvernance de classe mondiale". La Fifa doit être "une organisation de service et un modèle d'éthique, de transparence et de bonne gouvernance", a-t-il ajouté.

Blatter part favori

Face à lui, deux candidats se sont déjà déclarés : le Suisse Joseph Blatter et le Français Jérôme Champagne. En poste depuis 1998, Sepp Blatter, 78 ans, a annoncé début septembre qu’il briguait un cinquième mandat. Il ne se cachait plus depuis le congrès de Sao Paulo, au Brésil, le 11 juin dernier. "Mon mandat va se terminer en mai 2015, mais ma mission n'est pas finie", avait-il lancé, affirmant avoir reçu "le soutien effectif de l'immense majorité des fédérations nationales". Jérôme Champagne, 56 ans, ancien vice-secrétaire général de l'organisation, s'est également déclaré candidat à la présidence de la Fifa mais cet ancien diplomate n'a, sur le papier, aucune chance d'être élu.

Seul en mesure de menacer Blatter dans cette élection, le Français Michel Platini, 59 ans, président de l'Union européenne de football (UEFA), avait annoncé dès le 28 août qu'il ne briguerait pas le poste suprême, préférant se représenter pour un troisième mandat à la tête de l'UEFA. "Ce n'est pas le moment, ce n'est pas mon heure, pas encore", avait justifié l'ancienne star de la Juventus de Turin devant la presse internationale.

Les "affaires" de la Fifa

Si Sepp Blatter se dirige en théorie vers un cinquième mandat – dans le cadre du Congrès électif de Zurich le 29 mai 2015 –, l'exercice du pouvoir ne sera pas de tout repos. Les dossiers des conditions d'attribution du Mondial-2018 à la Russie et du Mondial-2022 au Qatar planent en effet sur sa présidence et ne sont toujours pas réglés.

Une enquête interne sur l'attribution du tournoi de 2022 au Qatar a été ouverte et Michael Garcia, ancien procureur fédéral de New-York, a rédigé un rapport très attendu, qu'il a livré le 5 septembre à la chambre de jugement du comité d'éthique de la Fifa.

In fine, il devait justement revenir à Michael Garcia, président de la chambre d'instruction du comité d'éthique de la Fifa, de demander d'éventuelles poursuites mais il a démissionné de son poste début décembre en dénonçant des manques de transparence de la part de l'instance.

Sepp Blatter a promis que le rapport Garcia serait publié "sous une forme appropriée", ce qui laisse supposer que la Fifa ne publiera pas l'intégralité du document, au grand dam de son rédacteur.

Avec AFP

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