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"Charlie Hebdo", cible récurrente de menaces et d'attaques depuis 2006

Archives AFP

L’assaut armé contre "Charlie Hebdo" a fait 12 morts, dont Charb, le directeur de la publication, et les caricaturistes Cabu et Wolinski. Connu pour sa liberté de ton, le journal satirique a été la cible, ces dernières années, de plusieurs attaques.

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L’attaque armée, mercredi 7 janvier, au siège de "Charlie Hebdo", situé dans le XIe arrondissement de Paris, a fait 12 morts, selon le dernier bilan du parquet. Parmi les victimes figure Charb, le directeur de la publication de l’hebdomadaire, et les célèbres caricaturistes Cabu et Wolinski.

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"La France est aujourd'hui devant un choc, un choc qui est celui d'un attentat car c'est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute" contre "un journal qui avait été plusieurs fois menacé", a déclaré le chef de l’État français, François Hollande, peu après l’attaque.

>> Attaque contre "Charlie Hebdo" : suivez en direct la situation sur notre liveblog

Connu pour sa grande liberté de ton, notamment en matière religieuse, l’hebdomadaire satirique a été par le passé la cible de plusieurs attaques, sans que celles-ci ne fassent de victimes. Depuis la publication en une de caricatures du prophète Mahomet en novembre 2011, le journal était visé par des "menaces constantes", a déclaré Richard Malka, l'avocat du journal. "Ça fait huit ans qu'on vit sous la menace, qu'il y a des protections mais il n'y a rien à faire contre des barbares qui viennent avec des kalachnikov", a-t-il poursuivi.

En 2006 déjà, "Charlie Hebdo" avait été l’objet de graves menaces graves qui avaient conduit la police à protéger certains journalistes et le siège du journal. En cause : la reprise en une d’une caricature publiée par le journal danois "Jyllands-Posten". On y voyait Mahomet avec un turban en forme de bombe et le titre : "C'est dur d'être aimé par des cons." Dessins qui vaudront à "Charlie Hebdo" d’être poursuivi en justice par plusieurs associations musulmanes, dont la Grande Mosquée de Paris.

Cocktail Molotov

En novembre 2011, le jour où le journal sort une édition rebaptisée "Charia Hebdo", avec le prophète Mahomet caricaturé en couverture, le siège de la publication, alors situé Boulevard Davout, dans le XXe arrondissement de Paris, a été détruit dans un incendie provoqué par un tir de cocktail Molotov.

Parallèlement, son site internet est piraté : la page d'accueil est remplacée pendant plusieurs heures par une photo de la mosquée de La Mecque avec ce slogan: "No God but Allah" ("Pas d'autre Dieu qu'Allah").

La cyberattaque est revendiquée par Akincilar, un groupe de hackers turcs qui prétend lutter "contre les publications qui attaquent nos croyances et nos valeurs morales et qui proposent des contenus pornographiques et satanistes". Les pirates assurent toutefois n’avoir rien à voir l’attaque des locaux du journal mercredi.

En septembre 2012, un homme soupçonné d'avoir appelé sur un site jihadiste à décapiter le directeur de "Charlie Hebdo", est interpellé à La Rochelle, dans l'ouest de la France. "Qui m'apporte cette tête, c'est le vase qui déborde", avait écrit l'individu en parlant du directeur de l'hebdomadaire satirique, sans préciser son nom."L'essentiel, ne le laissez pas vivre en paix", ajoutait-il.

Avec AFP

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