ZONE EURO

Martin Schulz raille les "spéculations irresponsables" de Merkel sur la Grèce

Martin Schulz le1er juillet 2014.
Martin Schulz le1er juillet 2014. AFP / Georges Gobet

Le président du Parlement européen, Martin Schulz a vivement critiqué mercredi les propos de la chancelière allemande Angela Merkel sur l'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone Euro.

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Des "spéculations irresponsables". C’est en ces termes que le président du Parlement européen, Martin Schulz, a qualifié mercredi 7 janvier les propos d’Angela Merkel concernant une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro en cas de victoire électorale de la gauche radicale à Athènes fin janvier.

"Les débats et les spéculations irresponsables sur des scenarii de 'Grexit' (sortie de la Grèce de la monnaie commune européenne, NDLR) n'aident pas vraiment", a souligné le social-démocrate allemand dans le quotidien "Die Welt". "Ce doit être clair pour tous : il n'est pas question d'une sortie de l'euro, a-t-il poursuivi. Les conseils non sollicités qui donnent aux gens en Grèce le sentiment que ce n'est pas eux qui décident par leur vote de leur avenir mais Bruxelles ou Berlin, poussent peut-être même les électeurs dans les bras des forces radicales".

>> À lire sur France 24 : "Berlin prêt à laisser sortir la Grèce de la zone euro"

Les évocations d'une possible sortie de la Grèce de l'euro vont bon train depuis que l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" a affirmé ce week-end qu'Angela Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro en cas de victoire de la gauche radicale aux législatives du 25 janvier. Berlin n'a pas démenti ces informations, tout en affirmant que le gouvernement ne menait pas une telle discussion.

Le leader du parti grec Syriza, Alexis Tsipras, veut en finir avec l'austérité imposée par les créanciers internationaux et souhaite restructurer la dette grecque. Le Premier ministre grec sortant, le conservateur Antonis Samaras, agite, lui, le spectre d'une sortie de la monnaie commune pour tenter de l'emporter lors du scrutin anticipé.

Accusée d'exercer des pressions sur les électeurs grecs, la Commission européenne se montre désormais plus prudente : le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a affirmé que la Commission ne prenait "pas position" dans la campagne électorale grecque.

>> À voir sur France 24, le débat "Grèce : exit la zone euro ?"

Avec AFP

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