CHARLIE HEBDO

#JeSuisCharlie, le milieu du sport choqué après l'attentat de "Charlie Hebdo"

De nombreuses minutes de silence ont été respectées sur les terrains et le seront ce week-end.
De nombreuses minutes de silence ont été respectées sur les terrains et le seront ce week-end. Denis Charlet, AFP

Depuis le terrible attentat de "Charlie Hebdo", mercredi, les manifestations d’individus et de structures liées au monde du sport se multiplient en France et ailleurs. Des initiatives qui devraient se prolonger ce week-end.

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À l’image du reste de la planète, le monde du sport a été très fortement impacté par le terrible attentat contre l’hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo", mercredi 7 janvier. Dès l’annonce du drame, la Ligue de football professionnelle avait demandé à ce que soit respectée une minute de silence lors de la rencontre de Ligue 1 entre Lille et Évian TG, jouée le soir même.

La mesure, qui a depuis été étendue à tous les matchs de L1 et de L2 du week-end, a également été mise en place par la Ligue nationale de rugby pour les rencontres à venir en Top 14 et Pro D2.

De leur côté, les clubs ont eux aussi tenu à exprimer leur solidarité, à l’image de l'AS Nancy Lorraine qui a imprimé "Je Suis Charlie" sur son maillot, en référence à la formule qui fait le tour du monde depuis 48 heures.

Et de nombreux effectifs ont également interrompu leur entraînement pour respecter une minute de silence, le jeudi 8 janvier, à l’image du RC Toulon, l’un de clubs phares du Top 14 de rugby.

Hommages poignants

Les personnalités du milieu du rugby ont été parmi les plus loquaces ces dernières heures. Le témoignage du président du RC Toulon Mourad Boudjellal, a particulièrement marqué les esprits : "C'est terrifiant. Je connaissais [...] bien Cabu (l’un des dessinateurs tués mercredi), c'était la gentillesse sur terre et c'est inimaginable de le voir mourir sous des balles". 

Boudjellal, personnalité emblématique de l’ovalie, avait aussi rencontré Charb, le directeur de la publication de "Charlie Hebdo" tué mercredi, et Tignous, un autre dessinateur abattu. C'était en 1995. À l’époque, il avait été l’éditeur de l’album "Charlie Hebdo saute sur Toulon", à une période où la ville était dirigée par le Front national.

"Charb était à l'époque un tout jeune dessinateur, il avait un talent fou. Pour moi c'était le descendant [de l'auteur de BD satirique] Jean-Marc Reiser", a expliqué Boudjellal, insistant sur le fait qu’il était "fier d'avoir fait son premier album".

Si le témoignage du président du RCT restera parmi les plus poignants, l’ex-capitaine de l’Équipe de France de rugby Thierry Dusautoir s’est également fendu d’une lettre ouverte émouvante. "Les terroristes ne respectent personne. Pas même les idées qu'ils défendent. Ils agressent. Ils interpellent. Ils assassinent. Jamais une balle ne porte une idée. Elle ne fait que semer la mort", peut-on notamment lire dans ce document, publié sur le site du Huffington Post.

Une mobilisation générale

Si le football et le rugby ont monopolisé les attentions ces dernières heures – rayonnement médiatique oblige – les stars des autres sport ont également manifesté leur solidarité à travers les réseaux sociaux.

C’est notamment le cas du basketteur français Nicolas Batum, qui porte un tee-shirt avec l’inscription "Je suis Charlie" sur fond noir, lors de l’entraînement des Portland Trail Blazers.

En France aussi, les basketteurs se sont ralliés à l’émotion générale,comme le montre cette photo publiée sur le site du CSP Limoges mercredi soir, à l’heure d’une rencontre européenne face au club grec du Paok Salonique.

Les médias sportifs se sont également joint à la mobilisation générale. Après une première Une intitulée "Liberté 0 - 12 Barbarie" jeudi, le quotidien "L’Équipe" a récidivé vendredi avec une nouvelle référence au drame.

Et même chose du côté du "Midi Olympique", qui s’est rebaptisé "Charlie Olympique" pour l’occasion.

 

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