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L'outsider Sirisena élu nouveau président du Sri Lanka

Maithripala Sirisena lors de sa prestation de serment.
Maithripala Sirisena lors de sa prestation de serment. Lakruwan Wanniarachchi, AFP

L'ancien ministre Maithripala Sirisena a remporté une victoire spectaculaire lors de la présidentielle au Sri Lanka, face à l'ex-homme fort du pays Mahinda Rajapakse. Un résultat surprise.

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L'ancien ministre Maithripala Sirisena a été prêté, vendredi 9 janvier, en tant que nouveau président du Sri Lanka après sa victoire spectaculaire face à l'ex-homme fort du pays Mahinda Rajapakse. La commission électorale a déclaré Sirisena élu avec 51,28 % des voix, contre 47,58 % pour le président sortant.

Après le scrutin le plus serré que le Sri Lanka ait connu depuis des décennies, le porte-parole du président sortant a déclaré que ce dernier acceptait la décision des électeurs. Il s'agit d'un résultat surprise, alors que Rajapakse était donné largement favori au moment de l'annonce de ce scrutin anticipé, en novembre.

Mahinda Rajapakse, qui briguait un troisième mandat, "a déclaré qu'il s'inclinait devant la volonté du peuple exprimée lors du vote de jeudi et qu'il assurerait une transition en douceur du pouvoir", a déclaré Vijayananda Herath. Le président sortant avait été accusé de corruption et d'autoritarisme pendant la campagne.

Sirisena, ancien ministre de la Santé de Rajapakse, a remercié son rival, estimant qu'il avait "ouvert la voie à une élection qui (lui) a permis de devenir président".

Rajapakse reconnaît sa défaite

Le secrétaire d'État américain John Kerry a salué la décision de Rajapakse de reconnaître rapidement sa défaite et s'est dit impatient de travailler avec le nouveau chef de l'État.

Le président sortant a eu une rencontre "très émouvante" vendredi avec ses ministres, a indiqué un député de son parti, le Sri Lanka Freedom Party.

Fort de la victoire militaire face aux Tigres tamouls en 2009, Rajapakse avait remporté peu après en 2010 une victoire électorale triomphale. Mais il n'a pas été capable ensuite de sceller la réconciliation avec la minorité tamoule, selon ses détracteurs. Son deuxième mandat a en outre été terni par des accusations de corruption ayant miné l'indépendance de la justice, et des soupçons d'enrichissement illicite de responsables politiques proches de lui.

Sirisena a lui promis de réformer profondément le fonctionnement de la présidence et de transférer nombre de ses pouvoirs exécutifs au Parlement.

Avec AFP

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