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Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, des liens scellés en prison

Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly.
Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly. AFP

Chérif Kouachi, l'un des tueurs de "Charlie Hebdo" et Amedy Coulibaly, preneur d'otages de la supérette casher, se sont connus en prison et ont été cités dans l'enquête sur la tentative d'évasion d'un des auteurs des attentats de 1995 à Paris.

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Le preneur d'otage Amedy Coulibaly, qui a été tué par les forces de l'ordre vendredi  porte de Vincennes, était lié aux frères Kouachi, suspectés d’être les auteurs de la tuerie de "Charlie Hebdo" et abattus par les hommes du GIGN dans les locaux d'une petite imprimerie à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne.

Il était plus précisément lié à Chérif Kouachi, rencontré en milieu carcéral. En effet, selon une source proche du dossier citée par l’AFP, les noms des deux hommes apparaissent dans l'enquête sur le projet d'évasion, en 2010, de Smaïn Aït Ali Belkacem. Ce dernier est l'un des auteurs de la vague d'attentats islamistes de 1995 en France et ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné en 2002 à perpétuité.

Amedy Coulibaly, 32 ans, avait été condamné en décembre 2013 à cinq ans de prison pour sa participation à ce projet, tandis que Chérif Kouachi avait de son côté bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire et n'avait donc pas été jugé.

Liés à une figure de l’islamisme radical

C’est au cours de l’enquête qu’Amedy Coulibaly, délinquant multirécidiviste (braquages, vols aggravés…), avait reconnu avoir rencontré Chérif Kouachi en détention, à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Ce dernier, alors membre de la filière dite "du XIXème arrondissement", avait été interpellé en 2005 juste avant de partir faire le jihad en Irak.

Le gang des Buttes Chaumont

Amedy Coulibaly avait également reconnu s'être rendu avec Chérif Kouachi "une ou deux fois" en 2010 à Murat, dans le Cantal, où un autre islamiste connu, Djamel Beghal, était en résidence surveillée. Il venait de sortir d’une peine de détention pour un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris, en 2001. Très récemment, en décembre, Djamel Beghal a été condamné en appel à Paris à 10 ans de prison pour le projet d'évasion de Smaïn Aït Belkacem.

Son avocat a indiqué à l’AFP que Djamel Beghal, placé à l'isolement en détention, n'avait "rien à voir" avec les attaques en cours. "Il m'a dit n'avoir rien à voir ni de près ni de loin avec les événements en cours", a déclaré Me Bérenger Tourné, qui a eu par téléphone l’islamiste, incarcéré à Rennes.

Avec AFP

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