FRANCE

Mobilisation d'ampleur et dispositif de sécurité exceptionnel à Paris

La statue de la place de la République à Paris le 11 janvier au matin.
La statue de la place de la République à Paris le 11 janvier au matin. Pierre René-Worms / France 24

Pour la marche républicaine qui aura lieu à Paris dimanche, un dispositif "exceptionnel" de sécurité est prévu après les attentats de cette semaine. Jusqu'à un million de personnes pourrait participer, dont un impressionnant panel de chefs d'État.

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Jusqu'à un million de personnes pourraient défiler dans les rues de Paris, dimanche 11 janvier, aux côtés du chef de l'État François Hollande et de hautes personnalités étrangères venues apporter leur soutien à la France après la tuerie de "Charlie Hebdo", la fusillade de Montrouge et la prise d'otages porte de Vincennes, trois attentats qui ont fait 17 morts en plus des trois jihadistes qui en ont été responsables.

"Les Français exprimeront demain en masse leur attachement indéfectible aux valeurs de la République, aux libertés publiques et en particulier à la liberté d'expression", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à la presse, ce samedi. "Les chiffres prévisionnels avancés par la Préfecture de police se montent à plusieurs centaines de milliers de personnes". Le Premier ministre Manuel Valls, qui a incité les manifestants à "venir nombreux", voit lui plus grand, prédisant la présence de "millions de personnes".

La veille, François Hollande avait incité tous les Français à "se lever". "Ce sera une manifestation inouïe qui doit être forte, digne", avait-il lancé.

Des tireurs d'élite sur les toits des immeubles

En prévision de cet évènement qui débutera à 15 h, la sécurité a été renforcée dans la capitale française, où le cortège suivra deux parcours parallèles sécurisés dimanche entre la place de la République et la place de la Nation. L’itinéraire principal passera par le boulevard Voltaire sur 3 km et un parcours de "délestage" empruntera l'avenue de la République, le boulevard Ménilmontant puis l'avenue Philippe-Auguste.

"Des tireurs d'élite seront positionnés sur les toits des immeubles bordant le parcours, les toits et les égouts feront l'objet d'inspections préalables", a indiqué Bernard Cazeneuve. Quelque 150 policiers en civil seront chargés de la protection des hautes personnalités et du public, a-t-il ajouté. Vingt-quatre unités des forces mobiles, soit 2 200 hommes, seront également mobilisés.

Plusieurs stations de métro aux allentours de la Place de la République seront fermées à partir de 11 h et des postes de secours seront installés le long des deux parcours. La France a par ailleurs annoncé samedi le maintien de son dispositif antiterroriste Vigipirate à son niveau d'alerte le plus élevé.

Le roi et la reine de Jordanie, Netanyahou et Abbas dans le cortège

Outre des centaines de milliers d’anonymes, cette marche républicaine va rassembler des chefs d’État et personnalités politiques de multiples horizons. La chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron, le président du conseil italien Matteo Renzi, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen, Martin Schulz et le président du Conseil européen Donald Tusk entoureront le président François Hollande.

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Hors UE, sont attendus le roi de Jordanie Abdallah II et son épouse la reine Rania, le président ukrainien Petro Porochenko, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou battra également le pavé, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'Afrique sera représentée par huit chefs d'État dont les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta, gabonais Ali Bongo, nigérien Mahamadou Issoufou, béninois Thomas Boni Yayi ainsi que par le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa.

Seront aussi à Paris le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg et d’autres dirigeants d’institutions internationales (Organisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe).


Avec AFP et Reuters

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